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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 22:38

 

Pour mieux gérer la nature ! 
     Au Burkina Faso, la scolarisation Primaire touche 90% des enfants des villes, mais elle atteint moins de 40 %  de ceux des campagnes. Et seulement 7% de ces jeunes ruraux bénéficient d’une formation Secondaire, 1% d’entre eux accèdent à l’Université, et rares sont parmi eux ceux qui ne s’installent pas en ville. Ce déficit de la scolarisation rurale a de graves conséquence : elle freine la nécessaire évolution des pratiques agricoles ; elle prive le monde paysan de leaders bien formés, futurss animateurs locaux et interlocuteurs compétents des autorités locales et régionales. Et pourtant comme aime à le répéter notre ami de la ferme pilote de Guié, « il faut changer les méthodes de gestion de la nature ».   

    Quand on sait que plus de 80 % des Burkinabès appartiennent à ce monde rural, quand on suit l’énorme pression exercé par certains pour s’approprier les terres agricoles du tiers monde, on mesure toute l’importance de la rénovation du système éducatif burkinabé – et de son extension dans le monde rural !

Au tableau

     Plusieurs partenaires d’UNISAHEL s’investissent dans cette éducation rurale. L’AZN à Guié a construit trois écoles primaires, a ouvert un collège à la rentrée 2010 et multiplie les actions de formation des adultes (alphabétisation en Mooré et Français notamment).

     C’est un effort de scolarisation analogue que poursuit dans la région de Koupela, le groupe Saint-Philippe, un autre ancien partenaire d’UNISAHEL. Une 504 bâchée lui a été fournie, en 1999, et a rendu et rend encore de grands services au Collège central de Koupéla, notamment à sa section de formation professionnelle en mécanique.

    Un second véhicule a été nécessaire, car ce groupement éducatif a ouvert un collège agricole dans le village de Lioulgou, situé à 25 km du centre ville. A la rentrée 2010, la classe la troisième a été mise en place, portant l’effectif de l’établissement à 200 élèves dont 55 % de filles – un choix préférentiel pour réparer tant soit peu l’injustice qui leur est faite (le monde rural compte plus de 85 % de femmes qui n’ont jamais fréquenté à l’école). L Les élèves viennent à pied ou à bicyclette, parfois d'une quinzaine de km.   L’Internat accueille ceux qui viennent de plus loin encore, de tout le centre-est du Burkina. La majorité de ces élèves sont issus du milieu paysan, donc très pauvres, voire totalement démunis.


  • Chiffres extraits d’un article d’O. Bouret consultable sur le site www.abcburkina.net
  • Pour plus de précisions consulter le site www.azn-guie-burkina.org
Jacqueline Gascuel

 

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Published by UNISAHEL - dans choses vues
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