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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 16:51

Le lycée Saint Philippe

 

      Koupéla est une ville du Burkina Faso situé à 130 kilomètres à l’Est de Ouagadougou. Sa population s'élève à environ 22 000 habitants. C’est dans cette ville que nous allons visiter lycée d’enseignement général Saint Philippe, avec qui UNISAHEl a des relations anciennes : en 2000 nous leur avions donné un Pick-Up Peugeot, toujours en service. Ce lycée reçoit environ 1000 élèves, jeunes gens et jeunes filles de Koupéla et des villages environnants.  Nous y sommes attendus par Jean-Baptiste Konkobo, Coordinateur, qui nous fait visiter les lieux, un vaste jardin qui accueille plusieurs bâtiments, dont une bibliothèque et un internat.

      Mais ce lycée est aussi un établissement d’enseignement technique. Un grand bâtiment lui est réservé, qui comporte plusieurs classes. Nous entrons dans l’une d’elle, une dizaine d’élèves nous accueillent chaleureusement. Ils sont heatelier de mécanique-Kureux d’être là et de suivre les cours où sont enseignées les matières concernant la mécanique auto. Les nouvelles technologies qui équipent maintenant les véhicules sont à l’ordre du jour, même si ces véhicules ne sont pas encore très présents en Afrique.

      L’obtention d’un diplôme dure quatre ans. Une fois leur diplôme obtenu, les étudiants trouvent facilement un emploi, soit chez un garagiste, quelquefois en créant leur propre emploi.

       Nous nous arrêtons à l'atelier de réparation, une activité qui fonctionne très bien. Des stagiaires viennent des garages environnants pour parfaire leurs connaissances, de nombreux véhicules stationnent à l’extérieur devant l’atelier, attendant d’être réparés par les apprentis, ce qui apporte quelques finances pour le lycée. L’un des anciens apprentis est maintenant responsable de ce secteur.

 

 

Des briques pour le village

    Voici maintenant les bâtiments de la briqueterie. Devant notre questionnement concernant la mise en route de cette activité, Jean-Baptiste Konkobo nous affirme que tout le matériel a été révisé et graissé. Deux groupes électrogènes, un petit pour la cuisson des briques, un second plus important

Briqueterie-K pour le mélange de l’argile,  ont été commandés en France, l'un d'eux est arrivé à Ouagadougou, le second doit arrivé début février.

     Un partenaire de l'association AGIR sera sur place dès la mi-février pour aider au démarrage de cette activité qui semble avoir une très grande importance aux yeux des responsables de Saint-Philippe ; « Il ne s'agit pas de louper le démarrage, c’est important pour l’avenir des jeunes » nous affirment-ils.

     La formation de 15 briquetiers et de 12 maçons est prévue dans un premier temps. Elle doit durer deux ans. Ils seront initiés à la fabrication de briques cuites ainsi qu’à la fabrication de briques crues avec un mélange de 10/% de ciment, pour plus de solidité. Il faut savoir que les fortes pluies d’été font beaucoup de mal aux habitations et que la reconstruction a toujours un coût.

      Des charrettes attelées d'un âne seront « prêtées » à un certains nombres de jeunes du village, ils apporteront l'argile sur le chantier à la demande, ce qui évitera la location d'une benne trop onéreuse.

 

   Les responsables du Centre Saint-Philippe souhaitent utiliser une certaine quantité de briques pour la construction d’un second bâtiment pour l’internat. Beaucoup d’élèves trouvent difficilement  à se loger en ville, l’internat est un confort pour leurs études.

 

 

Le collège de Lioulgou

     Jean-Baptiste Konkobo nous emmène ensuite jusqu'au collège agricole de Lioulgou qui est situé à 20 kilomètres de Koupéla. 180 enfants (60% de filles) fréquentent cet établissement – qui à la rentrée 2013 deviendra un lycée en ouvrant, dans un premier temps, une classe de seconde. L'activité agriculture et élevage démarre doucement. La construction d'un château d'eau est en cours, il permettra une meilleure alimentation en eau pour le maraichage. Des canaux d'irrigation sont creusés, les parcelles de terre entre les canaux devraient être bien productives. Mais il faut attendre la prochaine saison des pluies pour une mise en culture de tout le terrain.

 

 

château d'eau-K

     La formation des jeunes brodeuses a été abandonnée au profit d’une formation plus prometteuse (alphabétisation et gestion) des jeunes femmes. Elle leur permettra de créer, dans les villages, leur propre emploi. Il sera possible de les aider avec un microcrédit . Cette formation est donnée par des tuteurs qui se déplacent dans la campagne. En 2010 UNISAHEL a doté le Centre de Lioulgou d’un 4x4 Nissan – tant pour l’activité enseignante que pour le soutien aux coopératives féminines.

Le chateau d'eau en construction


P1080258corvee-d-eau.JPG
      Des tuteurs se déplacent également pour suivre les collégiens qui, du fait de leur éloignement, ne peuvent venir régulièrement au collège.

   Il a été heureusement prévu la construction d'un internat pour  loger ces collégiens. Les briques de la briqueterie serviront également à réaménager le vaste terrain du collège et à le clôturer (34 ha). Le travail ne manquera pas aux futurs briquetiers !

 

                                         La corvée d'eau pout l'internat

 

À consulter également : "Une formatipn professionnelle au Burkina".

 

Serge et Michelle Levée

 

 

4-4x4 Lioulgou

Le 4x4 en plein travail !

 

 

 

 


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Published by UNISAHEL - dans choses vues
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