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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 19:00

 

   Très attristées de la disparition d’Albert Kaboré, en juin 2009, les personnes en situation de handicap de Koupéla souhaitaient retrouver une activité professionnelle, leur permettant de vivre et de faire vivre leur famille. Leur situation était délicate et UNISAHEL a eu la chance de trouver en la personne d’Appolinaire Yougbaré, quelqu’un qui pouvait les soutenir et gérer les dons que l’association pouvait mettre à leur disposition. Un nouveau groupement d’artisans s’est créé sous le nom de « Wend-Yam ».

 

 

    Lors de notre mission, en juillet 2011, nous l’avons rencontré. Dans leur atelier situé un peu à l’écart de la grande route, sont installés sept métiers à tisser en état de marche, des pièces de tissage sont en cours de fabrication, pagnes principalement. Une partie de l’atelier est réservée  au travail du cuir, les pièces sont assemblées à la main, ou à la machine selon les modèles (trousses d’écolier, sacs, pouf…).  En dehors de quelques commandes directes faites par des particuliers, les différents articles approvisionnent les marchés alentours.

Teinture

 

    UNISAHEL a estimé opportun d’envoyer, un artisan à Koupéla  pour les accompagner dans leur restructuration, échanger sur les pratiques et la gestion, adapter certains produits à la clientèle européenne et augmenter ainsi leur capacité à générer des revenus. Un accord est conclu avec « Artisans du Monde » et Pascaline, artisan elle-même, gérante du magasin de Versailles, accepte de partir en mission, pour une quinzaine de jours. Rendue à pied d’œuvre, elle renoncera et mettra fin à son séjour - pour raison de santé. Climat et conditions de vie peuvent parfois mettre notre organisme à rude épreuve et ce fut le cas. Il est très regrettable que cette mission n’ait pas pu se faire. Cependant, contact a été pris et nous espérons des échanges à venir pour le passage de commandes par les boutiques du  réseau « Artisans du Monde » Ile-de-France. Malgré cette déception, nous constatons que les artisans ont retrouvé le sourire et le « cœur à l’ouvrage ».  Interrogés sur les apports que nous pourrions leur procurer leur réponse a été claire : « nous aider à trouver de nouveaux marchés ».

 

    La section de rééducation fonctionnelle qui comprend la kinésithérapeute et l’appareilleur de prothèses, continuent à dispenser soins et savoir faire afin de soulager les plus démunis. La kiné a investi dans un hangar que nous avons visité et l’appareilleur dans du petit matériel pour réaliser les prothèses. Quant aux anciens vendeurs en pharmacie communautaire,  ils ne peuvent plus exercer ce commerce, qui répond désormais  à de nouvelles normes d’exploitation. Nous les incitons à se regrouper et ils sont actuellement en démarches pour créer leur propre association et ouvrir un commerce de détail pour les fournitures de couture. Ce commerce pourrait trouver place dans la boutique actuellement louée au centre ville par l’association Wend-Yam. Le partage du loyer serait une bonne chose et l’ouverture quasi permanente de la boutique permettrait également la vente des produits de l’artisanat. 

    La situation des artisans de Koupéla s’est redressée grâce à la ténacité des personnes en charge de ce dossier, mais aussi par du financement pour la remise en état des métiers à tisser, l’achat d’outils et de fournitures, l’aide aux soins de santé, etc. Apport financier qu’UNISAHEL verse au fur et à mesure des besoins. Une nouvelle affectation du véhicule Partner, un temps mis à leur disposition, a permis de dégager les fonds nécessaires à ce nouveau départ. Nous espérons que les personnes, qui se sont regroupées autour d’un projet qu’il soit  social, artisanal ou commercial, parviendront, une fois ce soutien financier épuisé, à trouver un équilibre leur permettant une autonomie de gestion 

 

    Citons pour les remercier les principaux intervenants qui ont œuvré, depuis deux ans, pour le rétablissement des  activités au profit des artisans de Koupéla. Grâce à  leurs actions et à leur soutien, la confiance et l’espoir ont  désormais pris le pas sur les difficultés passées :

Elise Beurel, étudiante, qui a effectué un important travail de mise en relations ;

Appolinaire Yougbaré, conseiller pédagogique, médiateur ;

Jean-Baptiste Konkobo, secrétaire général du Lycée Saint Philippe de Koupéla, conseiller.

Madeleine Avrain

 

 

sac fauve- copiesacs

 

 

 

 

 

 

  pouf

 

Pouf

 

 

nappes

Nappes

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 21:01

 ambulance Beleko

 

 

   En mai dernier, les recommandations du  gouvernement français relativement aux voyages vers le Mali étaient toujours  très négatives. Ceci nous a amené à choisir l’option de faire acheter sur place l’ambulance destinée au Centre de Santé Communautaire (CSCOM) de Beleko (région de Ségou). Notre Lettre d’Octobre 2010  rappelait l’enjeu vital des évacuations sanitaires en particulier pour les naissances à risque, liées au faible suivi prénatal.

   L’équipe de Beleko a donc sélectionné et acheté à Bamako un solide Toyota LJ65 Landcruiser d’occasion, qui a reçu un équipement médical de fabrication locale : civière, siège accompagnateur… Un chauffeur vacataire a été recruté par le CSCOM, et un barème d’intervention a été mis au point, en prenant en compte des provisions financières réalistes pour l’entretien du véhicule. Rappelons que les évacuations des femmes en couche sont prises en charge par le gouvernement au titre d’un programme national de lutte contre la mortalité maternelle et infantile.

   Notre prochaine mission vers le Mali n’étant pas programmée à court terme, UNISAHEL n’a évidemment pas souhaité une remise officielle qui aurait retardé la mise à disposition de la population de cette ambulance. Elle est donc en service depuis le mois de juillet.

 

Juste à temps

   La desserte du secteur de Beleko était jusqu’ici assurée par l’ambulance de l’hôpital de référence de Fana, distant de 75 km  Cette ambulance qui desservait aussi tous les secteurs environnant Fana vient justement de tomber en panne. Il a été nécessaire de commander une pièce à l’étranger pour la réparation, causant une immobilisation du véhicule pendant plusieurs semaines. C’est donc la nouvelle ambulance de Beleko qui a desservi toute la zone de Fana pendant cette période. Sans cette disponibilité, la capacité d’évacuation sanitaire dans cette région aurait été très compromise. Ceci illustre bien la précarité qui continue à prévaloir dans ce pays comme dans d’autres pour la santé et de la vie de beaucoup de personnes vulnérables, en particulier les femmes et les jeunes enfants.

                                                                                                Bernard Ollion 


 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 17:25

Les enfants de la MJCALe 29 juillet 2011, nous avons assisté aux Olympiades organisées par l’association Dunia-la-vie,  au stade municipal de Ouagadougou : une foule de jeunes rivalisent, partagés entre gaieté et effort ! Le lendemain, nous nous rendons dans la commune de Boulmiougou, quartier périphérique de  Ouagadougou, pour assister à la pose de la première pierre de la MJCA (Maison des jeunes des cultures et des associations) de l’association Dunia-la-vie Burkina. Les enfants et les familles sont déjà là, en nombre, attentifs à l’arrivée des personnalités locales, des amis, des auteurs et acteurs du projet. C’est un genre de ballet entre adultes, dont on ne sait s’il s’agit d’un spectacle, d’une fête ou d’un meeting politique. Ce sera un peu de tout cela à la fois. Sous une toile des sièges sont disposés en guise de tribune. Sur le terrain le décor est planté, au centre : un grand tableau avec les plans des bâtiments de la future MJCA, sur les côtés de part et d’autre, le matériel de sonorisation (qui se montrera capricieux comme souvent en ces circonstances) et les instruments de musique : balafons et tambours, enfin les coulisses improvisées des danseurs, gymnastes et bateleurs.  

    Tout le monde est en place, la présence des chefs coutumiers ajoute à la solennité du moment. Les visages sont attentifs, mais radieux, que va-t’il se passer ? les voix s’abaissent  pour laisser place aux discours. Il y en aura plusieurs, dont celui, attendu, de l’instigatrice du projet Yasmina Badolo, responsable de la MJCA, entourée de son équipe. Chaque orateur exprimera son combat, ses attentes et ce moment porteur d’espoir. On évoquera les collaborations, rencontres, et stratégies déployées  jusqu’à ce jour de pose de la première pierre. Mais paradoxalement, c’est ici et maintenant que tout commence, et il faut que les différents acteurs du projet, publics et privés, à tous les niveaux de responsabilité, continuent à travailler ensemble, recherchent des financements pour la réalisation de ce futur lieu de vie et de convergence des savoirs. Les interventions seront entrecoupées dedémonstrations variées effectuées par les enfants et les adolescents, dont on imagine le patient travail de répétition. Les ensembles sont coordonnés, scénettes, danse, pyramide gymnique et jongleurs égayeront la matinée et nous feront oublier la chaleur.

Pose 1ère pierre

    Nous assistons à la pose effective de la première pierre, qui délimite le terrain de 23 000 m2 concédé par la ville de Boulmiougou à l’association Dunia. Pas de dépense superflue pour ce rituel mais seulement place aux échanges et à la bonne humeur. La dispersion s’effectuera en musique après une matinée pleine d’espoir.

     Ce projet, à la fois raisonnable et ambitieux culturellement, s’inscrit dans la continuité de l’action déployée par l’association Dunia depuis dix ans. Conçu comme un véritable lieu de vie, les plans font apparaître trois zones principales comprenant bâtiments et paillottes, aires aménagées non couvertes,  dont la  réalisation sera progressive. On distingue :

-                une zone d’activités sociales et culturelles,

-                une zone associative et d’échange de savoir-faire,

-                une zone générale,  régie des installations, voierie et réseaux divers.

    En collaboration avec le bureau de l’association Dunia, un comité de pilotage a été désigné et chargé de suivre l’ensemble des opérations. Les Ministères de la culture et de l’éducation burkinabé soutiennent ce projet, qui représente un équipement socio-éducatif au bénéfice des enfants et de leurs familles dans un quartier dépourvu de tout équipement de ce type.

     UNISAHEL qui a pu apprécier l’ambition culturelle et l’efficacité de la gestion de l’association Dunia, inscrira son action dans ce projet en participant notamment au financement de l’aménagement intérieur et à l’équipement documentaire de sa future bibliothèque-centre de ressources. 

                                                                                Madeleine Avrain

 


 

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 21:13

 

charrette AV  De bonnes nouvelles de Déou

    Le Ministère de la Santé du Burkina Faso a  salué le travail de l'AMURT : grâce aux efforts de cette association les trois aires sanitaires de Gandafabou, Déou et Boulikessi ont un résultat exceptionnel de 100% des femmes enceintes sous CPN (Contrôles prénataux) - un très bon résultat dans une région où l'on connait en général que moins de 50% des femmes enceintes sont sous CPN...

    Depuis 1987, l’AMURT en effet forme, soutient et supervise les « Accompagnatrices villageoises » (AV) dans leurs fonctions sanitaires auprès des populations – et elle leur offre les charrettes et les ânes qui tiennent lieu d’ambulances. La zone d’intervention de l’AMURT est une des plus enclavées et sous-développées des régions du Burkina Faso, lui-même parmi les pays les plus pauvres de la planète. Pas de route, ni même de piste ; ni électricité, ni approvisionnement en eau. La population, en majorité des éleveurs Peuls, est analphabète à plus de 90%. Aussi la formation prend-elle des formes très actives et concrètes – et les femmes formées ont une autorité bien reconnue. Ci-dessus, la photo de l’AV la plus active de l'aire de Boulikessi et sa nouvelle charrette ambulance.


Le désert vert

Desert vert!

 


    Quand il pleut le désert devient tout vert... bien joli ! Et très surprenant pour tous ceux qui l’ont vu rougeoyant à la saison sèche ! Si les pluies persistent, on peut espérer de bonnes récoltes et remplir les greniers.

 

 

 

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 17:27

 

    Le Centre Saint Philippe gère, outre le lycée de Koupéla, le collège agricole de Lioulgou qui assure également une formation des adultes et soutient des associations rurales de développement économique. Le Nissan 4X 4 que nous lui avons remis répond à ces différents besoins : il a parcouru 40 000 kms entre février et décembre 2010 !


Le collège agricole de Lioulgou 

 

4-4x4 Lioulgou

   Il y a un an nous visitions ce collège agricole qui se trouve à une quinzaine de km au sud de Koupéla et recrute ses élèves dans la campagne environnante. Les trajets effectués par ces élèves sont souvent importants, mais un petit internat a été ouvert pour les jeunes filles. L’établissement qui assure un enseignement général dispense aussi un enseignement pratique et expérimente des techniques de culture aussi bien que d’élevage : vaches à bosse, porcs, qui bénéficient d’une porcherie et une étable confortables. Dans la cour des plantations de jeunes arbres, pas de céréales, car nous sommes en saison sèche. Au cours d’un bref échange avec les parents qui construisaient un préau pour les élèves, nous percevons leur fierté d’un engagement au bénéfice de l’établissement, convaincus qu’ils sont des bienfaits de « l’école » pour leurs enfants.


Les groupements féminins

     Nous partons ensuite sur les pistes pour gagner quelques villages dispersés, afin d’y découvrir les activités des femmes, que soutient le Groupe Saint Philippe. Une formation est organisée et touche une population de 400 à 500 femmes. Par ailleurs des associations fonctionnent grâce à l’aide de micro-crédits, attribués pour une durée de 6 mois au taux de 5 %. Ils permettent, à un groupe d’environ 24 femmes, de démarrer une nouvelle activité lucrative (« génératriceLioulgou Couture de revenus », selon la terminologie burkinabé) ou d’en renforcer une déjà plus ancienne. Il existe actuellement huit associations, chacune a désigné une présidente, et nous rencontrons Félicité, la présidente de l’ensemble des huit groupements, qui nous a préparé une petite collation.  Accueil très chaleureux même si les échanges sont entravés par la barrière de la langue (elle parle mooré) !

    Chaque groupement développe une activité ou un service au bénéfice de la collectivité. Nous admirons la diversité de leurs entreprises : tissage, couture, savonnerie, culture et vente du mil et de l’arachide, production de dolo (bière traditionnelle fabriquée à partir du mil ou du sorgho), fabrication du beurre de Karité, maintenance et mise à disposition d’un moulin où chacun peut venir moudre ses céréales.      

   Très répandues dans le pays, ces structures associatives procurent aux familles des moyens de subsistance et renforcent la cohésion sociale au sein des villages.

  Madeleine Avrain  


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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 22:17

Soins à la carrière
   Nous nous rendons au Burkina, le 2 décembre 2010, en théorie pour faire du tourisme. En pratique, nous sommes vite rappelés à la dure réalité du pays. Dalila, notre logeuse, nous propose de l’accompagner. Où et pour quoi faire ?

   « Je donne des soins trois fois par semaine à la carrière de granit*. Viendrais-tu m’aider Michelle ? »


Soins à la carrière

  
   Nous partons le samedi matin dans l’ambulance de l’ASECD, offerte par l’association vendéenne TEMBO. Serge est muni de son appareil photo. Deux bancs, une table, le nécessaire pour les premiers soins d’urgence, tout est installé au milieu de cette carrière, les premiers blessés arrivent. Des doigts ouverts, des coups sur les pieds, les jambes. Une jeune fille est si gravement blessée qu’elle devra subir une intervention, à l’hôpital. Une petite fille qui a été très brûlée par les pneus que l’on brûle pour faire éclater les roches, est en voie de guérison et vient bravement dans les bras de sa maman. Celle-ci ne sait comment remercier l’infirmière providentielle.

  Tout un lot de bobos, de souffrances, que Dalila aborde avec le sourire mais aussi l’énergie nécessaire à ces situations parfois délicates. Je l’aide comme je peux : préparer les compresses avec la Bétadine, pommade antiseptique, les bandes… Dalila distribue éventuellement les antibiotiques et prodigue des conseils. Tout se passe bien. Puis viennent les soins des yeux. La poussière, la fumée, font des ravages et les dames apprécient les quelques gouttes d’un collyre  qui vont adoucir leurs yeux malades.   

   Deux heures passent très rapidement  à cette occupation.

   Dalila ne repart pas sans faire un tour sur cet immense chantier à ciel ouvert. Tout va bien, plus de bobos à soigner, aujourd’hui. Nous partons. Chacun nous remercie avec un signe de la main.

  par Michelle et Serge Levée

 

*Voir : "à Ouaga, l'exploitation artisanale du granit"/

 

Carrière vue géné
Carrière vue générale



                                                                            


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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 11:02

 

Casser les cailloux ...
     Peut-être avez-vous lu « Photo de groupe au bord du fleuve », le dernier roman d’Emmanuel Dongala ? Près d’un fleuve, le Congo probablement, des femmes travaillent à concasser des blocs de grès pour en faire du gravier. Tâche de forçat ! Et pourtant, sous le soleil et dans la poussière ces femmes s’attèlent à un travail acharné pour gagner leur vie et celle de leurs enfants.

     L’on peut découvrir une carrière semblable au Burkina Faso, en plein cœur de Ouagadougou. Le travail y est peut-être encore plus dur encore, car là il s’agit de briser du granit. Mais la technique est la même : un feu de vieux pneus chauffe la roche et la fait éclater en gros blocs qu’il faudra ensuite briser en petits éclats à l’aide d’une masse. Les femmes cassent, des ânes font la navette, quelques hommes entretiennent les feux, d’autres attendent devant un verre le moment où ils pourront marchander un sac de gravier pour aller le revendre plus loin. Quelques bébés patientent sous des abris de fortune, avant que leur mère ait un peu de temps à leur consacrer, voire viennent les allaiter.

     Des plus grands courent partout : vont-ils à l’école ?

     Ce n’est pas certain : l’école est chère et ces mères sont pauvres. Leur travail est mal payé : c’est un travail tout juste bon pour les femmes.

     Blessure

      C’est un travail dur, mais aussi dangereux : un geste maladroit et la masse vient meurtrir un doigt ou toute une main, les éclats de gravier causent des blessures parfois profondes, vite infectées, une poussière dans l’œil peut entraîner une conjonctivite, les dermatoses sont fréquentes et la malnutrition n’est pas loin.

       En outre la fumée des pneus et la poussière de la roche peuvent entraîner des atteintes pulmonaires, qui seront détectées plus tard, trop tard probablement !

 

     Il y avait donc urgence à installer un poste de premiers secours, tâche entreprise par nos amis de l’AsecD ; SOS-Enfants nous a remis des pansements que deux membres d'UNISAHEL vont leur donner. Mais il leur en faut encore, ainsi que des désinfectants, et surtout le soutien de nombreux amis.

(Voir aussi "à la carrière de granit...", article du 4 janvier 2011)

 

 

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 11:01

ordures   Lors de leurs missions dans les pays de la zone Sahélienne, les membres de l'association UNISAHEL ont souvent l'occasion de déplorer l'abondance de déchets plastiques abandonnés ici et là - et tout particulièrement celle des sacs en platique noir qui s'envolent au gré du vent et garnissent souvent de façon fort déplaisante le moindre arbre ou arbuste.

   Et oui ils sont noirs et, au Burkina, proviennent tous d'une même usine... Ils n'en sont pas moins un terrible danger pour les ruminants, boeufs à bosse ou chèvres ... qui n'arriveront jamais à les ruminer suffisamment pour les digérer.

   Mais des solutions existent - et si vous allez sur le site "envirobf.org" vous trouverez toute une information à ce sujet - depuis les groupements féminins qui tissent ces plastiques pour en faire des sacs de dame ou des porte-feuille - jusqu'aux chantiers et usines qui les transforment en pavés pour garnir les trottoirs ou les cours. Pavés toutefois d'une résistance insuffisante pour devenir un bon revêtement routier. Dommage, car "le goudron" reste encore rare sur les routes sahéliennes.

 

   Vous trouverez aussi sur ce site des articles sur toutes les solutions pour résoudre les problèmes d'hygiène familial ou collective : assainissement, toilettes sèches, etc.

 

Pépinière de Jatropha

   Et encore des articles sur les agro-carburants et en particulier le "jatropha curcas" dont la culture se développe en Afrique de l'Ouest - avec le soutien de la Communeauté européenne.

 

Menace pour les cultures vivrières ou nouvelle source énergétique indispensable aux communeautés rurales ? Les statistiques officielles du Burkina évalue à 1,5% la part de la population rurale qui a accès à l'électricité. Et le recours au feu de bois pour la cuisine est une importante cause de déforestation... Il reste donc des progrès à faire.

 

Faisons confiance à l'agriculture familiale Burkinabé : instruite par la triste expérience du coton, elle saura maîtriser le développement de ces cultures !

 

Jatropha en pépinière

 

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 12:32

San Caritas

Programme d'action de Caritas 

    Au Mali en janvier 2010, notre passage à San et à Tominian, sur la route pour Dobwo, nous a donné l’occasion de faire le point avec les responsables de cet organisme sur son activité sociale au bénéfice de la population (770 000  habitants) du diocèse. Caritas San avait bénéficié en 2006 de l’apport d’un véhicule par UNISAHEL  pour la coordination de ses activités, véhicule que nous avons trouvé en bon état et abondamment utilisé (amortisseurs fatigués !). 

    Amede Kamate, responsable  des programmes, et Noe Dabou, responsable Gestion des Ressources Naturelles et Agriculture Durable, nous font un exposé détaillé du programme d’actions. Ce qui suit est un extrait sélectif des exposés entendus lors de notre rencontre.

Appuyer les initiatives locales                         

San femme

    Il est significatif que le programme d’action de Caritas San soit intitulé PAILDS  (programme d’Appui aux Initiatives Locales de Développement Durable dans le diocèse de San).  Il s’agit bien d’appuyer des initiatives venues de la population, en particulier au travers des organisations paysannes.

   Parmi elles, la présentation de Caritas identifie en particulier : 

  •  La Fédération des Unions des Associations Paysannes pour une Agriculture Durable (FUAPAD) avec plus de 10 000 membres actifs, 101 APAD légalisées et 5 UAPAD légalisées) ;
  •  L’Association SENIWE NAVIN qui regroupe 40 Caisses Villageoises d’Epargne et de Crédit Autogérées (CVECA) ;
  •  Trente Organisation paysannes féminines et mixtes menant des Activités Génératrices de Revenus (AGR).

 

 

Renforcer les capacités des acteurs

    Une des limites à cette volonté d’appuyer et parfois de susciter les initiatives locales est le manque de formation des paysans pour créer et pour faire fonctionner les diverses associations nécessaires, pour gérer l’épargne et le crédit, pour développer des activités ou filières génératrices de revenus, échanger les informations,etc..

     C’est la raison pour laquelle un des 3 axes d’action de Caritas est intitulé RCA (Renforcement des Capacités des Acteurs). Parmi les composantes de cet axe, on trouve :

  • des formations (alphabétisation, formations techniques ou spécifiques)

    San enfants

  • des appuis directs à la formalisation d’organisation (statuts, fonctionnement, représentation)

  • la création de cadres d’échanges de connaissances (visites croisées de paysans ou de structures, colloques thématiques,…)

 

Et nous ?

    Notre rencontre est l’occasion de réfléchir nous, ONG du Nord,  à la nécessité de s’appuyer sur les organisations existantes et sur leurs projets, de  renforcer les compétences, d’offrir et utiliser toutes les occasions de partager l’expertise de chacun.

Bernard Ollion

 

(clichés M.Avrain)

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 23:20

Tanlarghin Ambulance

      UNISAHEL a enregistré plusieurs demandes d’ambulances pour des communes isolées du Mali et du Burkina.  L’objectif de la rencontre était donc d’évaluer le fonctionnement  de l'ambulance, fourni en 2006 à Tanlarghin - et de mesurer l’opportunité d’accéder à de nouvelles demandes de même type.

    

     Tanlarghin est un village d’environ 5000 habitants, situé à une trentaine de km au sud-est de Ouagadougou, desservi par 2 pistes (assez défoncées, celle de Saaba a été coupée par les dernières pluies). Le Centre de Santé est situé un peu à l’écart du coeur du village, à côté d’une école, du temple et de l’église. Les musulmans sont les plus nombreux, puis les catholiques, enfin les protestants (150 paroissiens) : il n’y a pas de tensions intercommunautaires, et tout le monde travaille ensemble.

     En juillet 2006 UNISAHEL a livré au CSPS (Centre de Santé et de Promotion Sociale) un Peugeot-Partner qui a été mis en service en décembre après aménagement en ambulance.

 

Utilisation du véhicule

 La délégation d’UNISAHEL est reçue par le pasteur Jean-Claude KABORE, secrétaire du Comité de Développement et chauffeur de l’ambulance - et les 3 agents du Centre, rejoints peu à peu par les principaux responsables du Comité et le chef du village.

Le Partner est utilisé uniquement comme ambulance, son aménagement comme telle a été pris en charge par l’association SOLEM (étudiants en médecine de Paris). Cette association a aidé la commune pendant plusieurs années jusqu’en 2009, mais intervient désormais dans un autre village.

Les ambulances de Ouaga, en nombre insuffisant, ne sont jamais disponibles en cas de besoin, d’où la nécessité de celle-ci, utilisée également par 3 autres villages (population totale couverte de 12000 habitants).

Pour les consultations courantes les gens viennent au CSPS. Les agents de santé se déplacent en mobylette pour les vaccinations, sensibilisation sanitaire, prévention du SIDA, etc…). L’ambulance assure la liaison avec le « Centre médical avec antenne chirurgicale » du secteur (52 km AR) et l’hôpital de Ouaga si nécessaire (70 km AR). Nombre de sorties : 155 entre décembre 2006, et  janvier  2010, pour un total de 14 000 km

L’ambulance intervient pour des maladies qui ne peuvent être prises en charge par le dispensaire local (palu, anémie…), les accouchements à risques, les accidents de la route, etc. Les familles qui accompagnent le malade prennent place dans l’ambulance et resteront avec lui à l’hôpital.

 

Chef de Tanlarghin

Financement

           L'intervention est à la charge des familles : 4000 FCFA, ventilée en :  2000 F  pour l’essence, 1000 F  pour le chauffeur, 1000 F  pour l’entretien.

      L'entretien du véhicule : le forfait de 1000 F facturé est insuffisant, alors que les frais d’entretien pour ce véhicule, encore très neuf, sont légers L'aide de Solem ayant cessé, il faut recherche des d recettes complémentaires .

 

     Après la visite du dispensaire et de la maternité, la présentation de l’ambulance dans son garage, l’équipe d’UNISAHEL a été invitée à un pot de l’amitié dans le modeste bistrot du village. Puis a suivi le véhicule jusqu’aux abords de la route nationale goudronnée : ce petit Partner ne se débrouille pas trop mal sur des pistes défoncées… mais il a fallu mettre des chambres à air dans les pneus tubeless.

 

Catherine Vignal

 

 

 

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