Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 23:14

 

moulin---copie.jpg

       En avril dernier nous vous présentions le Moringa, une plante médicinale - et le travail d'un groupement de femmes Peuhls du village de Bissiri, qui le cultivent et le traitent. Toutes les tâches étaient accomplies manuellement.

      Et nous concluions notre présentation par ces mots "Sollicité pour l’acquisition d’un moulin broyeur électrique, alimenté par des panneaux solaires, ou à défaut par un générateur à  essence, UNISAHEL s’est engagé à financer cet outil de travail."  

     UNISAHEL a honoré cet engagement : les panneaux solaires sont installés, et après quelques tatonnements le moulin tourne, le travail des femmes a changé de nature - et d'ambition commerciale !

     

moringa 1

          La récolte,  puis  l'effeuillage s'effectuent dans la joie. Les jeunes enfants qui partagent ce moment avec leurs mères, ne sont pas encore conscients qu'ils seront les premiers bénéficiaires de ce travail - tant grâce au complément alimentaire produit qu'aux ressources tirées de sa vente.

      

      Le groupement de femmes est constituée de plus de 30 personnes, mais elles ne travaillent pas toujours ensemble, elles sont en roulement, en général une dizaine par session. Le groupement est payé 100 fcfa par kg de feuille (fraîches) transformée. En général on transforme 150 kg par session (et cela prend une bonne demi journée), le groupement gagne alors 15 000 CFA, c'est une bon apport pour elles. Elles bénéficient aussi d'un repas à midi.


Commercialisation

          Jusqu'à présent, l’AMURT n’a fait  des ventes que de manière informelle. Elle profite de voyages d'amis pour emmener la poudre de Moringa ou les infusions de la coopérative agricole. Maintenant que la production est plus conséquente et que la demande se présente en Europe et ailleurs, elle est en train de mettre en place un système d'exportation. Il faut des certifications àfficiellesdes autorités sanitaires, il faut la qualité, la quantité et la régularité... Cela vient, doucement mais sûrement.
            Une partie de la production est directement utilisée pour lutter localement contre la malnutrition – et le restera !

moringa 2-1

 

 

  mor. conditionnement-copie-1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Amurt : <amurtbf@gmail.com>

 

mor. emballage

 

   

Repost 0
Published by UNISAHEL - dans choses vues
commenter cet article
6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 17:45

Place de la nation, la marée humaine

Place de la nation, la marée humaine
 

 

 

 Message envoyé le 3 novembre, au nom d’UNISAHEL, à ses partenaires du Burkina :

« Nous suivons ici avec la plus grande attention, les évènements graves et historiques qui secouent depuis plusieurs jours votre pays. La situation s'est semble-t-il apaisée. Nous pensons fortement à vous tous, et espérons  une  transition pacifique en attendant un dénouement politique satisfaisant. Nous vous transmettons, ainsi qu'à vos familles, vos amis et connaissances, notre soutien amical. »

Voici quelques uns des messages reçus en retour :

 

Un soulèvement populaire


Salia :

Comme vous le savez tous, chez nous au Burkina Faso et après 27 ans au pouvoir, Blaise Compaoré l'ex Président a voulu modifier la constitution pour encore rester éternellement au pouvoir.

Suite à cela il y a eu un grand soulèvement populaire le 28, 29, 30 et 31 Octobre 2014 qui a contribué à chassé l'ex président Blaise Compaoré du pouvoir.  Le 30 Octobre, jour où les Députés devaient voter la modification, le Peuple a dit NON et a saccagé et incendié l'immeuble de l'Assemblé Nationale et le grand Hôtel de Ouagadougou (Azalaï Hôtel, ex Hôtel Indépendance), ainsi que plusieurs domiciles des députés qui ont soutenu l'ex-président pour une modification de la constitution.

Il faut noter que pour les domiciles des députés saccagés et incendiés, cela s'est passé pratiquement dans les 4 grandes villes du Burkina à savoir Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Koudougou et Ouahigouya. A travers ce soulèvement populaire, plus de 30 personnes sont mortes suite à des balles et autres circonstances (gaz lacrymogène, incendie...) et il y a eu plus de 500 blessés.

Augustin :

Oui nous avons fait la une de l'actualité mondiale ces jours-ci avec beaucoup de fierté. Nous sommes contents que cela se soit réglé de cette façon, mais nous avons redouté le pire. OrangesChacun avait secrètement prié et fait des provisions (ceux qui le pouvaient) pour ce que l'on voyait venir... Mais nous espérions tout de même un ultime recul à la dernière minute de Blaise Compaoré.

Nous déplorons les dégâts humains et matériels mais sommes conscients que le tribut aurait pu être plus élevé. Nous prions maintenant pour que qu'une entente permette le démarrage de la transition qui débouchera sur des élections libres, transparentes et justes. Au passage cet article 37 de la constitution sera désormais scellé dans le marbre : 2 mandats maximum et on dégage !

Yasmina :

J’y ai participé à ma mesure. Avec une partie de l'équipe de la MJCA, (à titre privé bien entendu).

Heureuse d'avoir pu partager ces moments avec la jeunesse burkinabè, tout comme avec nos papas

Adolescente

et nos mamans : depuis le mardi, 28 octobre, on y était ! Je n'aurais pas pu être ailleurs. J'ai pu soutenir et encourager... Pour moi, ça avait du sens, c'était une nécessité. Ce sont nos enfants qui ont marché !

Il s'est vraiment passé quelque chose avec tous ces jeunes...

 

Un grand espoir ...

Augustin :

Pour ma part j'ai vécu les événements dans mon quartier lointain où les manifestants sont quand même venus incendier deux domiciles de maires, heureusement sans conséquences pour les voisins que nous sommes. Nous avons repris le travail mardi après une semaine de vacances forcées. Ouaga est redevenue calme comme si de rien n'avait été.

Jean-Baptiste : 

Les choses commencent à se calmer... Si nous sommes dans la joie de nous débarrasser de notre  « roi », il n'est pas évident que la situation se décante vite... Nous avons repris nos activités depuis lundi 3 novembre. Et on a grand espoir pour la suite.

Pierre :

Oui effectivement ça a chauffé un peu ici la semaine dernière, Maintenant c'est le retour au calme. On est très content que Blaise se soit résigné... Il a fallu un peu de violence mais pas trop. L'équipe d'AMURT n'a souffert d'aucun problème durant cette période. Donc pas de soucis. Merci de vous en préoccuper.

Yasmina :

Aujourd'hui lundi 3 novembre, la vie a repris comme si de rien ne s'était passé. La ville a été nettoyée dès samedi après 4 journées de mobilisation sans précédent. Toutes les questions sont loin d'être réglées mais la vie a repris...

Des questions sérieuses dès demain, après demain, dans les semaines, les mois qui viennent. Mais aujourd'hui, un moment historique obtenu en quelques jours seulement. Que la paix et la sécurité reviennent, que les nouveaux dirigeants assument leurs responsabilités.

Merci pour vos pensées amicales.

 

baobab

  

 

 

Repost 0
Published by UNISAHEL - dans choses vues
commenter cet article
3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 10:45

 

Herboristerie

       Après une animation autour du livre et des bibliothèques à Ouagadougou, c’est auprès de l’AMURT, association  qui œuvre dans les domaines sanitaire et éducatif,  que nous poursuivons notre mission. Nous nous rendons avec Pierre Charron, son responsable, dans le petit village de Bissiri, commune de Kombissiri à une soixantaine de kilomètres au sud de Ouaga. Aidée par UNISAHEL en 2012 pour l’acquisition d’un véhicule 4x4 Toyota Hilux, l’AMURT, est empêchée de se rendre dans le nord MoringaBurkina, zone frontière avec le Mali,  en raison des  conflits récurrents et de l’afflux des réfugiés.

            Mais l’association a pu développer au sein de son Centre agro-écologique de Bissiri, des activités de maraîchage et vient de se lancer dans la production de Moringa. Intégrée aux cultures maraichères d’un réseau de cultivateurs, la production du Moringa est une nouvelle source de revenue dans un milieu rural défavorisé, et contribue à l’effort de reboisement de cette zone aride

Le Moringa Oleifera est un arbuste dont les feuilles et les graines possèdent des propriétés nutritives (fer, vitamines A et C, calcium, potassium, protéines) comparables à celles de la Spiruline, mais qui a l’avantage d’être beaucoup plus facile à produire. Commercialisé sous forme de poudre, produite à partir des feuilles séchées, le Moringa est un complément alimentaire utilisé notamment pour lutter contre les carences nutritionnelles des jeunes enfants et l’anémie des femmes enceintes et allaitantes, mais aussi pour la santé de tous.

 

        Installé dans une vaste pièce ventilée, nous découvrons l’atelier de production du Moringa : y sont suspendues des claies pour le séchage des feuilles, première étape de leur  transformation. Ensuite, les différentes opérations de fabrication du produit, jusqu’à son conditionnement en vue de sa commercialisation.

        L’approvisionnement en feuilles se fait auprès d’un réseau de producteurs locaux, le domaine agro-écologique de Bissiri n’étant pas suffisamment important pour assurer une production suivie. Le prix du kilo de feuilles fraîches varie entre 150 et 250 F. CFA, (soit 0,23€ à 0,38€) en fonction des besoins en irrigation de la saison sèche, le coût étant moindre en saison des pluies.

 

Travail des femmes                          

         Le processus de fabrication pour l’obtention de la poudre est uniquement manuel et passe par les phases d’effeuillage, séchage, broyage, tamisage. Ce travail de transformation des feuilles est effectuée par un groupement de femmes Peulhs du village. Ensuite une partie de la production est directement utilisée pour lutter contre la malnutrition localement. Ce travail constitue aussi un liMoringa tamisen social pour ces femmes et leur procure de modestes revenus (100 F. CFA, soit 0,15€ par kilo de feuilles traitées.)

        Nous assistons au tamisage du Moringa, opération finale du processus de fabrication avant sa mise en sachets. Tiges, pétioles, nervures sont soigneusement éliminées après plusieurs passages au tamis, jusqu’à l’obtention d’une farine de couleur verte uniforme et parfaitement fluide, facile à mélanger aux boissons et aliments. Puis c’est la mise en sachets (plastique alimentaire)  et la pesée de chaque catégorie de sachet (50, 100, 250 et 500 grammes) à l’aide d’un repère sur la balance à aiguille. Pour cette ultime manipulation, nous percevons la difficulté qu’ont ces femmes, puisqu’en l’absence de scolarisation, elles ne savent ni lire ni écrire. Les deux dernières opérations consistent à fermer les sachets par thermo collage et à apposer les étiquettes. 

     Outre les aspects sanitaires (lutte contre la malnutrition)  et sociaux (source de revenus pour les femmes), la culture du Moringa Oleifera s’intègre très bien dans les cultures maPesée 2raîchères et contribue à la plantation en arbustes des parcelles, ce qui évite l’écoulement trop rapide des eaux à la saison des pluies. 

      À terme, L’AMURT espère faire homologuer, par les services sanitaires compétents, les propriétés médicinales de son produit. En attendant, il est actuellement vendu dans le réseau des CSPS[1] avec lesquels l’AMURT coopère, le prix de vente étant doublé pour les magasins, pharmacies et ventes extérieures.  Un fonctionnement en coopérative réunissant les acteurs locaux de la production, fabrication, jusqu’à la commercialisation des produits est envisagé dans le but de pérenniser cet Entreprenariat Social de Production Rurale Intégrée (ESPRI)  et de garantir à chacun, et notamment aux femmes peules que nous avons rencontrées, une source de revenus.  

 

Sollicité pour l’acquisition d’un moulin broyeur électrique, alimenté par des panneaux solaires, ou à défaut par un générateur à  essence, UNISAHEL s’est engagé à financer cet outil de travail.

 Retour de mission au Burkina, en  janvier 2014

Madeleine Avrain et Anne Redaud.

 

Sur la production de la poudre voir aussi :

Moringa : l'atelier de l'AMURT se modernise.



[1] Centre de Santé et de Promotion Sociale (CSPS)

Repost 0
Published by UNISAHEL - dans choses vues
commenter cet article
3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 22:38

 

Pour mieux gérer la nature ! 
     Au Burkina Faso, la scolarisation Primaire touche 90% des enfants des villes, mais elle atteint moins de 40 %  de ceux des campagnes. Et seulement 7% de ces jeunes ruraux bénéficient d’une formation Secondaire, 1% d’entre eux accèdent à l’Université, et rares sont parmi eux ceux qui ne s’installent pas en ville. Ce déficit de la scolarisation rurale a de graves conséquence : elle freine la nécessaire évolution des pratiques agricoles ; elle prive le monde paysan de leaders bien formés, futurss animateurs locaux et interlocuteurs compétents des autorités locales et régionales. Et pourtant comme aime à le répéter notre ami de la ferme pilote de Guié, « il faut changer les méthodes de gestion de la nature ».   

    Quand on sait que plus de 80 % des Burkinabès appartiennent à ce monde rural, quand on suit l’énorme pression exercé par certains pour s’approprier les terres agricoles du tiers monde, on mesure toute l’importance de la rénovation du système éducatif burkinabé – et de son extension dans le monde rural !

Au tableau

     Plusieurs partenaires d’UNISAHEL s’investissent dans cette éducation rurale. L’AZN à Guié a construit trois écoles primaires, a ouvert un collège à la rentrée 2010 et multiplie les actions de formation des adultes (alphabétisation en Mooré et Français notamment).

     C’est un effort de scolarisation analogue que poursuit dans la région de Koupela, le groupe Saint-Philippe, un autre ancien partenaire d’UNISAHEL. Une 504 bâchée lui a été fournie, en 1999, et a rendu et rend encore de grands services au Collège central de Koupéla, notamment à sa section de formation professionnelle en mécanique.

    Un second véhicule a été nécessaire, car ce groupement éducatif a ouvert un collège agricole dans le village de Lioulgou, situé à 25 km du centre ville. A la rentrée 2010, la classe la troisième a été mise en place, portant l’effectif de l’établissement à 200 élèves dont 55 % de filles – un choix préférentiel pour réparer tant soit peu l’injustice qui leur est faite (le monde rural compte plus de 85 % de femmes qui n’ont jamais fréquenté à l’école). L Les élèves viennent à pied ou à bicyclette, parfois d'une quinzaine de km.   L’Internat accueille ceux qui viennent de plus loin encore, de tout le centre-est du Burkina. La majorité de ces élèves sont issus du milieu paysan, donc très pauvres, voire totalement démunis.


  • Chiffres extraits d’un article d’O. Bouret consultable sur le site www.abcburkina.net
  • Pour plus de précisions consulter le site www.azn-guie-burkina.org
Jacqueline Gascuel

 

Dobwo potagerPotager

 
Repost 0
Published by UNISAHEL - dans choses vues
commenter cet article
6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 22:28

En zone Sahélienne la gestion de l’eau est une question de survie !
Voici le vocabulaire qui, au Burkina Faso, vous permettra de comprendre quelques uns des procédés mis en œuvre par les paysans. Ces mots, empruntés à la langue des Mossi, vous les retrouverez dans leurs témoignages, vous les entendrez si vous allez à leur rencontre.


Banka – mare creusée au point le plus bas de chaque champ pour y recueillir l’eau de pluie, éviter qu’elle ne ravine la parcelle et lui permettre d’alimenter la nappe phréatique.


Bocage sahélien (Wegoubri en Mooré) - paysage de prairies et de champs, entourées de haies vives, et planté de bois ou, plus souvent de rangées d’arbres. Les haies protègent des troupeaux errants et du vent desséchant, les arbres créent des zones d’ombre ; les uns et les autres fournissent des fruits, du bois, …


Bulli – un étang artificiel,  retenue d'eau alimenteé par la collecte des eaux de pluie, notamment celle des chemins et des routes. Il facilite le renouvellement des nappes phréatiques, et constitue une réserve d’eau pour la saison sèche (maraichage, abreuvoir pour les troupeaux ...).

 

Diguette – très petite levée de terre pour combattre les ruissellements de surface qui emportent les bonnes terres.


Puits racinaire – un trou qui ne fait guère plus d’un mètre de diamètre, mais peut descendre jusqu’à 6 mètres de profondeur, pour atteindre la couche de terre meuble située sous la latérite et permettre un bon enracinement des arbres.


Zaï – technique de culture, initiée au Yatenga, situé au nord du Burkina, dans une zone particulièrement sèche. Elle consiste à creuser des poquets en forme d’entonnoir, dans lesquels on dépose du compost avant d’y faire le semis : sorgho, maïs, etc. Cette technique a permis de doubler, voire de tripler les rendements.

 

Bouli Oct 1

Un buli dans la province du Sahel au Burkina Faso

Repost 0
Published by UNISAHEL - dans choses vues
commenter cet article
6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 16:51

Le lycée Saint Philippe

 

      Koupéla est une ville du Burkina Faso situé à 130 kilomètres à l’Est de Ouagadougou. Sa population s'élève à environ 22 000 habitants. C’est dans cette ville que nous allons visiter lycée d’enseignement général Saint Philippe, avec qui UNISAHEl a des relations anciennes : en 2000 nous leur avions donné un Pick-Up Peugeot, toujours en service. Ce lycée reçoit environ 1000 élèves, jeunes gens et jeunes filles de Koupéla et des villages environnants.  Nous y sommes attendus par Jean-Baptiste Konkobo, Coordinateur, qui nous fait visiter les lieux, un vaste jardin qui accueille plusieurs bâtiments, dont une bibliothèque et un internat.

      Mais ce lycée est aussi un établissement d’enseignement technique. Un grand bâtiment lui est réservé, qui comporte plusieurs classes. Nous entrons dans l’une d’elle, une dizaine d’élèves nous accueillent chaleureusement. Ils sont heatelier de mécanique-Kureux d’être là et de suivre les cours où sont enseignées les matières concernant la mécanique auto. Les nouvelles technologies qui équipent maintenant les véhicules sont à l’ordre du jour, même si ces véhicules ne sont pas encore très présents en Afrique.

      L’obtention d’un diplôme dure quatre ans. Une fois leur diplôme obtenu, les étudiants trouvent facilement un emploi, soit chez un garagiste, quelquefois en créant leur propre emploi.

       Nous nous arrêtons à l'atelier de réparation, une activité qui fonctionne très bien. Des stagiaires viennent des garages environnants pour parfaire leurs connaissances, de nombreux véhicules stationnent à l’extérieur devant l’atelier, attendant d’être réparés par les apprentis, ce qui apporte quelques finances pour le lycée. L’un des anciens apprentis est maintenant responsable de ce secteur.

 

 

Des briques pour le village

    Voici maintenant les bâtiments de la briqueterie. Devant notre questionnement concernant la mise en route de cette activité, Jean-Baptiste Konkobo nous affirme que tout le matériel a été révisé et graissé. Deux groupes électrogènes, un petit pour la cuisson des briques, un second plus important

Briqueterie-K pour le mélange de l’argile,  ont été commandés en France, l'un d'eux est arrivé à Ouagadougou, le second doit arrivé début février.

     Un partenaire de l'association AGIR sera sur place dès la mi-février pour aider au démarrage de cette activité qui semble avoir une très grande importance aux yeux des responsables de Saint-Philippe ; « Il ne s'agit pas de louper le démarrage, c’est important pour l’avenir des jeunes » nous affirment-ils.

     La formation de 15 briquetiers et de 12 maçons est prévue dans un premier temps. Elle doit durer deux ans. Ils seront initiés à la fabrication de briques cuites ainsi qu’à la fabrication de briques crues avec un mélange de 10/% de ciment, pour plus de solidité. Il faut savoir que les fortes pluies d’été font beaucoup de mal aux habitations et que la reconstruction a toujours un coût.

      Des charrettes attelées d'un âne seront « prêtées » à un certains nombres de jeunes du village, ils apporteront l'argile sur le chantier à la demande, ce qui évitera la location d'une benne trop onéreuse.

 

   Les responsables du Centre Saint-Philippe souhaitent utiliser une certaine quantité de briques pour la construction d’un second bâtiment pour l’internat. Beaucoup d’élèves trouvent difficilement  à se loger en ville, l’internat est un confort pour leurs études.

 

 

Le collège de Lioulgou

     Jean-Baptiste Konkobo nous emmène ensuite jusqu'au collège agricole de Lioulgou qui est situé à 20 kilomètres de Koupéla. 180 enfants (60% de filles) fréquentent cet établissement – qui à la rentrée 2013 deviendra un lycée en ouvrant, dans un premier temps, une classe de seconde. L'activité agriculture et élevage démarre doucement. La construction d'un château d'eau est en cours, il permettra une meilleure alimentation en eau pour le maraichage. Des canaux d'irrigation sont creusés, les parcelles de terre entre les canaux devraient être bien productives. Mais il faut attendre la prochaine saison des pluies pour une mise en culture de tout le terrain.

 

 

château d'eau-K

     La formation des jeunes brodeuses a été abandonnée au profit d’une formation plus prometteuse (alphabétisation et gestion) des jeunes femmes. Elle leur permettra de créer, dans les villages, leur propre emploi. Il sera possible de les aider avec un microcrédit . Cette formation est donnée par des tuteurs qui se déplacent dans la campagne. En 2010 UNISAHEL a doté le Centre de Lioulgou d’un 4x4 Nissan – tant pour l’activité enseignante que pour le soutien aux coopératives féminines.

Le chateau d'eau en construction


P1080258corvee-d-eau.JPG
      Des tuteurs se déplacent également pour suivre les collégiens qui, du fait de leur éloignement, ne peuvent venir régulièrement au collège.

   Il a été heureusement prévu la construction d'un internat pour  loger ces collégiens. Les briques de la briqueterie serviront également à réaménager le vaste terrain du collège et à le clôturer (34 ha). Le travail ne manquera pas aux futurs briquetiers !

 

                                         La corvée d'eau pout l'internat

 

À consulter également : "Une formatipn professionnelle au Burkina".

 

Serge et Michelle Levée

 

 

4-4x4 Lioulgou

Le 4x4 en plein travail !

 

 

 

 


Repost 0
Published by UNISAHEL - dans choses vues
commenter cet article
23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 20:47

Héritages

Jules Méline, ministre de l’agriculture, déclare en mars 1899 qu’il veut « décourager par avance les tentatives industrielles qui pourraient se faire jour dans nos colonies, obliger en un mot nos possessions collègiennesd’Outremer à s’adresser exclusivement à la métropole pour leurs achats de produits manufacturés, et remplir de gré ou de force, leur office de débouchés réservés à l’industrie métropolitaine » (cité par René Dumont dans L’Afrique noire est mal partie). Cette orientation des premiers temps de la colonisation semble hélas avoir survécu aux Indépendances : dans l’Afrique subsaharienne, il y a toujours une grave déficience des industries de transformation des produits locaux (agricoles ou miniers) et de la production industrielle en général. Comment s’étonner dès lors de la très grande déficience aussi des établissements de formation Collégiennes.                                        professionnelle ?

 Dans tous les domaines à l’exception peut-être du secteur tertiaire, plus proche par certains .côtés de l’enseignement général qui formaIt ces cadres « moyens » dont les coloniaux avaient besoin.               
                                                                                           ou enfants des rues ?

Alphabétisation

Quelques anecdotes

Nous visitons deux classes de 3° et, naïvement, je demande aux élèves de me dire quel est leur projet d’avenir. Dans le collège d’enseignement général la réponse fuse de tout côté : « réussir le BEPC ». Et après ? rien, le silence s’installe… avec le BEPC on se rangera demain dans la classe privilégiée, dans l’élite ! du moins aujourd’hui on l’espère. Et que disent les élèves du lycée agricole  voisin ? Ils sont plus timides, mais après un moment silencieux, une main se lève, et l’audacieux  répond « devenir fonctionnaire » ! Je regarde la ferme qui jouxte l’établissement, le périmètre maraicher, les volailles et les porcs… toute cette ambition de nourrir la population, de développer une agriculture durable, de remplacer les troupeaux errants par un véritable élevage, les élèves, et surtout les meilleurs d’entre eux n’en n’ont cure ! Ils se voient inspecteur, préfet, ministre …  gratte papiers plus probablement ! Voire marginaux…

 

Et dans une école primaire de campagne, à la question « Quel est le métier de ton père ? », un gamin nous répond « il n’en n’a pas, il est paysan » ! Nul le savoir-faire des paysans ? Inutile leur rôle dans un pays où la faim menace la population – notamment dans les campagnes ?

Dès lors, nous admirons la sagesse de la ferme pilote de Guié : en quatre ans elle forme de jeunes agriculteurs au métier « d’aménageur rural ». C’est joliment dit ! Cela peut motiver les jeunes et après tout cela définit bien le travail qui les attend : faire reverdir le Sahel…

 

Enseignements burkinabé

Le Burkina manque cruellement d’ouvriers et d’agents de maîtrise qualifiés – tout comme de leaders paysans.

L’enseignement technique et professionnel reste très insuffisant : 9 établissements publics, toutes filières confondues, 9 aussi dans l’enseignement confessionnel. Et plus de 50 établissements privés, principalement pour le secteur tertiaire – mais trop souvent des établissements à but lucratif (cf. le « répertoire des Formations techniques et professionnelles de l’Organisation Internationale de la Francophonie »). Le constat, fait par les responsables du système éducatif eux-mêmes, est clair : “L’élaboration et la mise en œuvre de politiques et de stratégies visant à combler ce déficit en compétences est une question urgente dont la solution ne peut plus attendre ».

vocabulaire

L’éducation formelle (se déroulant dans le cadre scolaire, universitaire ou professionnel) ne parvenant pas à prendre en charge tous les jeunes, le gouvernement encourage la création d’organismes d’éducation « non formelle », qu'il inscrit dans une « stratégie de croissance accélérée et de développement durable ». L’éducation non formelle repose sur des formules variées qui débouchent parfois sur une réintégration dans le système « formel », mais qui, pour le moins, permettent l’alphabétisation et la formation professionnelle de ceux qui n’ont pas fréquenté l’école.                            Vocabulaire moré/français

Deux associations de Ouagadougou que soutient UNISAHEL s’intègrent de façon exemplaire dans ce mouvement d’innovations pédagogiques, faisant de la structure même d’un quartier déshérité un levier du progrès sociétal. Il s’agit de remplacer la mendicité ou la débrouille sous toutes ses formes - qui sont souvent les seules perspectives envisagées par les jeunes de ces quartiers - par une vraie qualification et l’ambition de s’insérer dans le développement du pays, par une éducation à la citoyenneté. La MJCA* ouvre dans son secteur un CEBNF (Centre d’éducation de base non formelle). L’ASECD** a mis en place pour les adolescents « de la rue » un réseau d’apprentissages que vient compléter l’alphabétisation dispensée au sein de l’association.

 

Le groupe St Philippe et la formation professionnelle

À Koupéla, le lycée Saint-Philippe a fermé sa section professionnelle «  économie ménagère » et désormais, dans deux salles de classe, les machines à coudre et les cuisinières  vieillissent, solitaires et empoussiérées. Mieux traitée – et probablement plus porteuse en terme de débouchés -  la section de mécanique auto a repris son activité, grâce notamment au soutien de la « Fondation d’Auteuil ».

canaux Le groupe St Philippe dispose aussi d’une annexe, un collège agricole dans le village de Lioulgou, situé à 25 km du centre ville. Ces jeunes élèves auront demain un rôle capital pour l’avenir du pays : lutter contre la désertification, valoriser les ressources en eau pluviale, nourrir la population ! Le changement climatique, la mondialisation , la pression démographique, … autant de mutations qui impliquent une évolution des pratiques agricoles et des savoirs… Seuls des jeunes correctement formés pourront répondre à ces défis du XXI° siècle !

                                 Canaliser l'eau de la saison des pluiesBriqueterie group
 L’enseignement professionnel coûte cher et peu d’établissements se lancent dans l’aventure ! Aussi est-ce avec beaucoup d’intérêt qu’UNISAHEL a accueilli et encouragé un nouveau projet du groupe St Philippe : relancer sa briqueterie et en faire un outil de formation. De briquetiers d’abord, capables de produire, à partir de la glaise locale, des briques crues et des briques cuites ; d’ouvriers maçons qualifiés ensuite qui, en guise de travaux pratiques, mettront en œuvre le projet gouvernemental : construire des logement sociaux de qualité, en zone urbaine, mais aussi dans le monde rural. Le « banco » a certes l’avantage d’assurer une bonne isolation thermique… mais il a le redoutable défaut de se déliter lorsqu’il subit une trop longue immersion dans les flaques créées par une forte pluie. Et une saison des pluies bénéfique pour les récoltes est parfois catastrophique pour les habitations des familles les plus modestes.

UNISAHEL à KL’objectif est de créer des emplois qualifiés pour les jeunes ruraux, de leur assurer un avenir professionnel utile à toute la communauté - plutôt que de les voir gagner la ville, où aucun avenir ne leur est promis. Et même, pour les moins qualifiés d’entre eux, il reste une possibilité d’emploi : la charge de récolter la glaise et de l’apporter à la briqueterie grâce à un âne et une charrette. Un projet ambitieux, soutenu par la Coopération française, dont UNISAHEL suivra la progression et auquel il projette d’apporter une modeste contribution.

UNISAHEL de retour à Koupéla

                                                                                          Jacqueline Gascuel, secrétaire générale

 

Pour plus d'informations sur ces maisons

consulter leurs sites : 

*  MJCA <dunialavie.burkina.free.fr>

** ASECD <burkinafaso-asecd.com>


 

                                                                      

Repost 0
Published by UNISAHEL - dans choses vues
commenter cet article
4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 22:29

 

Filly HIMO Femmes*

 

Au Burkina Faso, dans la région de Ouahigouya, la ferme de Filly a profité de la saison sèche pour programmer la construction de deux bullis - ces marres artificielles que les pluies viendront remplir. Il s'agit d'un travail rude, où est appliqué le principe du chantier à "Haute intensité de main d’œuvre" (ou HIMO).

Ce concept a été initié par le BIT (Bureau International du Travail), dans les années 70. Développé aujourd'hui dans une quarantaine de pays, il vise à mettre en valeur les ressources locales : outils, savoir-faire, main d’oeuvre, pour réaliser des travaux communautaires, notamment dans le domaine agricole. En confiant ces travaux à la population villageoise plutôt qu'à des entreprises, on obtient une meilleure qualité des réalisations et une source de revenu pour tous ceux qui participent aux chantiers. Et par là-même, on évite d’importer des machines de chantier et d’utiliser des énergies polluantes.

  À Filly, il s'agit de travaux de terrassement : dès janvier 2011, on a creusé dans le sol durci par le soleil et la sècheresse et utilisé la terre ainsi dégagée pour construire les digues de retenue du premier bulli. Les femmes ont porté leurs cuvettes sur la tête, en un ballet incessant. Ce bulli a recueilli, malgré l’insuffisance des pluies durant la saison pluvieuse de l'été 2011, une grande quantité d’eau qui constitue une réserve très appréciée par les hommes et les animaux.
Les objectifs essentiels de ces travaux, tels que le précise le rapport  annuel sont de :
1. Infiltrer les eaux de ruissellement en vue de recharger la nappe phréatique et de faciliter à court ou moyen terme, la réalisation de points d’eau moins profonds (forage ou puits) ;
2. Protéger les zones en aval de l’érosion des terres cultivables et de l’inondation des champs ;
3. Offrir aux villages de Filly et environs une source abondante d’eau pendant toute l’année ;
4. Faciliter les travaux de construction et permettre le maraîchage en saison sèche.

Rapport annuel AFW.FPFilly 2011

 

 

    Voici un bouli à la fin de la saison des pluies de 2011.


    Les premières pluies de juin 2012 sont encourageantes et les agriculteurs, plus vigilants que jamais, se sont vite mis à l'oeuvre pour bien entamer les travaux agricoles de cette saison pluvieuse.

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by J.Gascuel - dans choses vues
commenter cet article
6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 22:03

Dans le monde, les filles représentent 70% des 130 millions de jeunes qui ne vont pas à l'école, et elles sont confrontées à la pauvreté, à la discrimination, à de multiples formes de violence et d'exploitation.  

Au cours de nos missions au Burkina Faso, nous avons pu nous rendre compte du faible nombre d’enfants ayant accès à l’école : moins de 50% dans le monde rural – et parmi eux une majorité de garçons. L’enquête nationale, réalisée en 2006 sur la population (de 7 ans et plus) fait apparaître un de taux de 85% de femmes n’ayant jamais fréquenté l’école. Les autorités du Burkina se préoccupent de cette situation et conduisent des opérations de développement. Mais  les progrès de l’égalité des chances pour l’accès à l’enseignement primaire sont très lents : en  2001 on comptait quatre filles scolarisées pour six garçons ; en 2011, 9 filles pour 11 garçons. Et moins de 5% des filles du milieu rural accèdent au lycée. Cela va mieux dans les villes … où ne vit que 20% de la population.

Et si on se penche sur les résultats  aux examens, sur les redoublements ou les abandons en cours d’un cycle scolaire, la situation est pire ! Fodé M. SIDIBE, un des quatre consultants ayant eu la charge de mener, en 2009, l’étude « Éducation et culture » commanditée par le Centre international pour l’éducation des femmes et des filles en Afrique/UNESCO, l’explique : « le plus souvent dans nos pays, lorsque la fille revient de l’école, elle assiste sa mère pour accomplir les tâches ménagères. C’est ainsi que puiser l’eau, laver les plats, moudre le mil, préparer le repas constitueront le quotidien d’une jeune fille même scolarisée ».

Pogbi**-copie-1

L’association Pogbi

            Pogbi veut dire « petite femme » en langue moré. Cette association, créée en 1995, a pour objectif de « soutenir la scolarisation des filles de milieu rural du Burkina Faso et de créer pour elles un environnement de vie et d’études favorable ». Elle intervient principalement dans la commune de Dapélogo (dont Guiè fait partie). Son action a deux versants : d’une part un réseau de parrainages scolaires  (152 filleules parrainées actuellement : 87 à l’école primaire, 53 au collège, 5 au lycée, 3 dans l’enseignement technique et 1 à l’université), et d’autre part la gestion d’un foyer qui héberge à Dapélogo les collégiennes et leur offre les meilleures conditions d’étude. Un important travail de relations avec les enseignants et les familles est confié au responsable local de cette association et justifierait l’attribution d’un véhicule utilitaire.

(Cf. www.pogbi.org)

Le foyer

Le foyer compte 56 places, réparties dans 7 bâtiments. Chacun  dispose d'une salle de travail, d'un préau, d'un logement pour la surveillante et de sanitaires. Ont été mis en place une cantine collective et un éclairage solaire. Les travaux d'extension achevés à la rentrée 2010 ont ajouté au foyer, outre le 7e dortoir, deux grandes salles de formation/réunion, un bureau pour le responsable local de l'association, ainsi que 2 cases de passage pour accueillir les visiteurs. Ils ont permis la création d’une bibliothèque riche de 2000 ouvrages : des dons soigneusement triés, et plus de 500 ouvrages africains achetés par l’Association. Elle est ouverte à tous les scolaires de la commune.

Pogbi Au potage

L’aménagement en 2009, dans l’enceinte du foyer, d’un potager puis d’un poulailler, entretenus par les collégiennes, permet d’améliorer les repas de la cantine. Et la vente du surplus des produits récoltés constitue une source de revenus pour le foyer .

 

Repost 0
Published by UNISAHEL - dans choses vues
commenter cet article
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 10:43

 

    Un reportage publié dans le magazine « Faim et Développement » d’octobre 2011 nous donne des nouvelles d’un partenaire d’UNISAHEL au Togo , SADD (Solidarité et Action pour le développement Durable) , et de son coordinateur, Yves Dossou.

   

    Nous avions suivi le combat mené par SADD depuis 2003  en dialogue avec les services de l’État pour que le code du travail s’applique aux apprentis, largement exploités par leurs employeurs, souvent des artisans. Des avancées récentes donnent l’espoir d’une amélioration du sort de ces jeunes travailleurs.

 SADD est  aussi engagé dans d’autres combats de longue haleine, dont deux sont emblématiques.

Dans la Zone Franche de Lomé, les employeurs invoquaient l’apport économique qu’ils représentent pour l’Etat pour justifier l’absence de contrat de travail signés avec leurs salariés, ouvrant la porte à tous les abus en terme de salaire, droits sociaux, et conditions de travail. La mobilisation orchestrée par SADD a finalement fait aboutir la révision de la loi sur la Zone Franche, étendant la validité du Code du Travail à tout le pays.

L’enseignement privé constitue un autre terrain d’action. Ce secteur est très développé (55% des élèves, 80% à Lomé) suite aux plans d’ajustement structurels imposés par les institutions financières, et aux carences de l’Etat. De nombreux entrepreneurs ont occupé ce terrain en privilégiant leurs profits, au détriment des droits des enseignants. En fédérant les syndicats, dont un nouveau créé suite à des formations dispensées par SADD, une convention collective a pu être élaborée et le Smig commence à être appliqué à ce secteur.

 

Formation et Dialogue

    Deux des leviers utilisés par SADD dans ces actions sont la formation et le dialogue. Pour la première, de nombreuses sessions dispensées aux travailleurs leur ont ouvert les yeux sur leurs droits économiques et sociaux. Quant au dialogue, les forums sociaux, organisés par SADD depuis 2005, ont permis à tous les partenaires sociaux face aux services de l’Etat de mettre sur la table les problèmes quotidiens des Togolais, préalable nécessaire à diverses avancées.                                                                                   

B.Ollion

 

 

      Depuis l’effort de la SADD ne s’est pas ralenti et Yves Dossou nous écrit :

     « J’étais très pris par les préparatifs du 1er Forum Social des artisans sur le thème : “ Les artisans du Togo face aux risques sociaux : quelle dynamique pour une protection sociale efficace et efficiente ? “. Cette initiative de SADD va marquer  le début de la protection sociale des travailleurs/euses du secteur de l’économie informelle au Togo (allocations  familiales, couverture des accidents de travail, congés de maternité, pensions vieillesse, veuvage, assurance maladie etc.),  un défi de taille qui va surprendre adversaires et partenaires, ennemies et amis.

    «  Je puis vous affirmer que ni les maladies, ni les coups bas, ni les calomnies ne m’ont jamais égaré du chemin que j’ai choisi, celui de la libération des exploités, des opprimés et des sans voix pour créer les conPartner SADDditions d’une véritable restauration sociale, synonyme de victoire sur l’injustice sociale et l’oppression. Les résultats des actions de SADD ont atteint le niveau de non retour et seront gravés de façon  indélébile dans l’histoire des luttes sociales et citoyennes du Togo et de notre continent l’Afrique.

    « Je ne manquerai pas de vous faire le point très prochainement en mettant en évidence comment les camionnettes partners que nous a fournies UNISAHEL ont été au cœur de ce combat. »

 

 

 

Repost 0
Published by UNISAHEL - dans choses vues
commenter cet article