Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 10:45

 

  Pistes maliennes La situation au Sahel rend notre action de plus en plus nécessaire, mais elle devient toujours plus difficile. 

   Unisahel a depuis sa fondation privilégié le soutien aux associations locales que nous visitions à chaque mission pour recueillir les besoins nouveaux et nous assurer de l’efficacité de l’aide déjà apportée. L’insécurité qui règne dans cette région nous interdit aujourd’hui de réaliser ces déplacements.

   Nous avons la satisfaction de voir que de très nombreux projets sont devenus autonomes grâce, en partie, à l’action d’Unisahel. Nous continuerons à aider nos partenaires au Burkina Faso. Nous devons nous ouvrir à d’autres projets.

   L’an passé, l’École alsacienne, le Collège Pierre de Ronsard à Tremblay-en-France et le collège de Mbodiène au Sénégal ont mené en commun un projet de coopération qui s’est concrétisé, après de nombreux contacts entre élèves et professeur, par un voyage sur place pour l’inauguration d’un nouveau bâtiment au collège de Mbodiène, construit grâce aux fonds levés dans les deux établissements français.

   Cette expérience a été une totale réussite. Les échanges entre les élèves ont été nombreux et particulièrement harmonieux, les professeurs ont fait des cours en commun, le médecin de l’École alsacienne a prêté main forte au dispensaire du village… 

   Nous souhaitons qu’Unisahel prenne une part importante pour la poursuite de ce programme d’éducation au développement. Pour que de jeunes français (issus de quartiers aussi différents que Tremblay-en-France et le 6ème arrondissement de Paris) et africains coopèrent dans des réalisations concrètes. Il s’agit d’un partenariat au long cours, dans les domaines d’excellence d’Unisahel (l’éducation, le développement, la santé).

   L’assemblée générale de juin dernier a soutenu ce projet. Nous avons besoin de votre aide pour le rendre pérenne. Le collège de Mbodiène doit construire 1-Lycee.jpgsa clôture afin que les élèves et les ressources pédagogiques soient en sécurité, la construction de classes de lycées est en perspective, il nous faut prévoir une participation au voyage des élèves dont les familles ne peuvent en assurer seules la charge financière…

   Des dons réguliers permettront de poursuivre le travail déjà entrepris auprès de nos partenaires de longue date, ils rendront possible l’écriture de cette nouvelle page de l’histoire de notre association.

 

   Nous remercions tous nos adhérents pour leur aide et leur soutien constants.

Pierre de Panafieu, président

Repost 0
Published by UNISAHEL - dans Objectifs
commenter cet article
21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 09:08

     Notre président d’honneur, Jean-Pierre Hammel nous a quitté le 2 août, après un week-end en famille, en pleine conscience et bonheur. Ancien directeur de l’École Alsacienne, il a longtemps été président d’UNISAHEL, dont il a pris plaisir à décrire l’activité en toile de fond d’un roman, publié en 2000 : Sabédougou. Il aimait à préciser les orientations de l’association et il n’y a peut-être pas de meilleur moyen de lui rendre hommage, aujourd’hui que de relire le texte qu’il avait écrit pour le dossier de présentation de l’association.

 

 

 

 

Les projets que nous soutenons

 

     Pour celui qui se penche sur la misère du monde, le premier obstacle suffit à donner le vertige : c’est l’énormité du gouffre creusé par les inégalités. Par quel bout aborder le problème ? Vient très vite le second obstacle se sentir seul en face d’une tâche énorme. La solution: s’unir, créer des structures solides dotées du répondant indispensable : l’argent. Mais ce premier pas franchi, le second n’est pas forcément le plus facile : se mettre à l’écoute. Car les bonnes volontés les plus désintéressées peuvent trébucher : la tendance dominante serait d’investir beaucoup dans une réalisation importante, capable de faire face, “à l’occidentale”, aux problèmes de tel coin du monde que, par hasard, on connaît mieux que d’autres.

 

    Or, plus le projet est vaste et nourrit l’espoir de rendre d’importants services, plus il a tendance à privilégier les aspects “à l’occidentale”. C’est alors qu’on s’aperçoit qu’il n’est pas accueilli comme on l’espérait par la population locale. Il devient vite un lieu d’ignorance mutuelle, d’incompréhension, de conflits entre deux cultures dans ce qu’elles ont de plus subtil : la vie quotidienne. Faire de l’humanitaire, ça s’apprend !

baobab grenier

 

     Et d’abord, il faut se rappeler que la terre africaine n’est pas à vendre, elle appartient au village qui y est construit. Ce sont les anciens du village qui en sont responsables. Nous ne pouvons fonder notre aide sur l’achat d’un terrain et l’édification de locaux, comme en Occident. Il faut commencer par écouter et faire confiance.

 

   Ceux qui ont le privilège de connaître et de soutenir ce que les organisations humanitaires appellent des micro-projets savent que là est l’essentiel. Celui qui donne un poste de soudure à un atelier africain imagine rarement ce que les bénéficiaires sauront en faire. Mais en revenant après coup, il le découvrira et pourra s’imprégner d’un aspect de la culture locale. Celui qui laisse une mobylette ou un vélo dans un village a des idées sur son futur emploi.., mais ce ne sont pas ces idées-là qui, à l’usage, se révèlent les meilleures. Et peu importe ! 

 

   Ce qui est essentiel, c’est qu’en donnant le deux-roues ou le poste de soudure, on aide à créer le noyau d’où pourra sortir ce que seuls les habitants du lieu peuvent faire naître. En quelques mois, la mobylette a parcouru des kilomètres et quatre villages ont décidé de s’associer pour améliorer leur agriculture... Et maintenant la création d’un centre de soins pour cette association de villages est devenue envisageable. Voilà un micro-projet qui en induit un autre ! Avec le poste de soudure, l’atelier a réalisé des fauteuils pour handicapés, bravo : ceux-là résistent mieux que d’autres aux accidents de terrain de la zone sahélienne. Et l’atelier de soudure peut s'associer à un centre artisanal pour la réinsertion des handicapés.

 

   Nombreux sont nos amis africains qui nous ont dit combien vaincre l’obstacle des distances est important. Une voiture robuste et fiable permet des réalisations que nous n’avions pas toutes imaginées... Offrir une voiture à une structure dont nous connaissons l’efficacité, c’est être sûr qu’elle sera rentabilisée !

 

 


 

Repost 0
Published by UNISAHEL - dans Objectifs
commenter cet article