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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 17:45

Place de la nation, la marée humaine

Place de la nation, la marée humaine
 

 

 

 Message envoyé le 3 novembre, au nom d’UNISAHEL, à ses partenaires du Burkina :

« Nous suivons ici avec la plus grande attention, les évènements graves et historiques qui secouent depuis plusieurs jours votre pays. La situation s'est semble-t-il apaisée. Nous pensons fortement à vous tous, et espérons  une  transition pacifique en attendant un dénouement politique satisfaisant. Nous vous transmettons, ainsi qu'à vos familles, vos amis et connaissances, notre soutien amical. »

Voici quelques uns des messages reçus en retour :

 

Un soulèvement populaire


Salia :

Comme vous le savez tous, chez nous au Burkina Faso et après 27 ans au pouvoir, Blaise Compaoré l'ex Président a voulu modifier la constitution pour encore rester éternellement au pouvoir.

Suite à cela il y a eu un grand soulèvement populaire le 28, 29, 30 et 31 Octobre 2014 qui a contribué à chassé l'ex président Blaise Compaoré du pouvoir.  Le 30 Octobre, jour où les Députés devaient voter la modification, le Peuple a dit NON et a saccagé et incendié l'immeuble de l'Assemblé Nationale et le grand Hôtel de Ouagadougou (Azalaï Hôtel, ex Hôtel Indépendance), ainsi que plusieurs domiciles des députés qui ont soutenu l'ex-président pour une modification de la constitution.

Il faut noter que pour les domiciles des députés saccagés et incendiés, cela s'est passé pratiquement dans les 4 grandes villes du Burkina à savoir Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Koudougou et Ouahigouya. A travers ce soulèvement populaire, plus de 30 personnes sont mortes suite à des balles et autres circonstances (gaz lacrymogène, incendie...) et il y a eu plus de 500 blessés.

Augustin :

Oui nous avons fait la une de l'actualité mondiale ces jours-ci avec beaucoup de fierté. Nous sommes contents que cela se soit réglé de cette façon, mais nous avons redouté le pire. OrangesChacun avait secrètement prié et fait des provisions (ceux qui le pouvaient) pour ce que l'on voyait venir... Mais nous espérions tout de même un ultime recul à la dernière minute de Blaise Compaoré.

Nous déplorons les dégâts humains et matériels mais sommes conscients que le tribut aurait pu être plus élevé. Nous prions maintenant pour que qu'une entente permette le démarrage de la transition qui débouchera sur des élections libres, transparentes et justes. Au passage cet article 37 de la constitution sera désormais scellé dans le marbre : 2 mandats maximum et on dégage !

Yasmina :

J’y ai participé à ma mesure. Avec une partie de l'équipe de la MJCA, (à titre privé bien entendu).

Heureuse d'avoir pu partager ces moments avec la jeunesse burkinabè, tout comme avec nos papas

Adolescente

et nos mamans : depuis le mardi, 28 octobre, on y était ! Je n'aurais pas pu être ailleurs. J'ai pu soutenir et encourager... Pour moi, ça avait du sens, c'était une nécessité. Ce sont nos enfants qui ont marché !

Il s'est vraiment passé quelque chose avec tous ces jeunes...

 

Un grand espoir ...

Augustin :

Pour ma part j'ai vécu les événements dans mon quartier lointain où les manifestants sont quand même venus incendier deux domiciles de maires, heureusement sans conséquences pour les voisins que nous sommes. Nous avons repris le travail mardi après une semaine de vacances forcées. Ouaga est redevenue calme comme si de rien n'avait été.

Jean-Baptiste : 

Les choses commencent à se calmer... Si nous sommes dans la joie de nous débarrasser de notre  « roi », il n'est pas évident que la situation se décante vite... Nous avons repris nos activités depuis lundi 3 novembre. Et on a grand espoir pour la suite.

Pierre :

Oui effectivement ça a chauffé un peu ici la semaine dernière, Maintenant c'est le retour au calme. On est très content que Blaise se soit résigné... Il a fallu un peu de violence mais pas trop. L'équipe d'AMURT n'a souffert d'aucun problème durant cette période. Donc pas de soucis. Merci de vous en préoccuper.

Yasmina :

Aujourd'hui lundi 3 novembre, la vie a repris comme si de rien ne s'était passé. La ville a été nettoyée dès samedi après 4 journées de mobilisation sans précédent. Toutes les questions sont loin d'être réglées mais la vie a repris...

Des questions sérieuses dès demain, après demain, dans les semaines, les mois qui viennent. Mais aujourd'hui, un moment historique obtenu en quelques jours seulement. Que la paix et la sécurité reviennent, que les nouveaux dirigeants assument leurs responsabilités.

Merci pour vos pensées amicales.

 

baobab

  

 

 

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Published by UNISAHEL - dans choses vues
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