Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 21:08

arbre en fleurs

 

    Pour vous présenter tous ses voeux pour 2012,

UNISAHEL a choisi  cette photo, prise en février, au Burkina Faso.

Et un proverbe africain qu'elle illustre :

     " Si la branche veut des fleurs, qu'elle honore ses racines "

 

 

Les racines d'UNISAHEL, c'est tous ses donateurs fidèles ! Grâce à ces dons, nous espérons bientôt doter l'AMURT d'un 4x4 qui lui permettra d'aller à soutenir les populations déshéritées de la province du Sahel, tant dans le domaine de la santé que dans celui de l'accès à l'eau. Nous espérons aussi apporter aux enfants des quartiers périphériques de Ouagadougou, un centre documentaire, outil d'accès au savoir, au savoir être et au savoir faire.

 


Par UNISAHEL - Publié dans : Objectifs
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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 10:43

 

    Un reportage publié dans le magazine « Faim et Développement » d’octobre 2011 nous donne des nouvelles d’un partenaire d’UNISAHEL au Togo , le SADD (Solidarité et Action pour le développement Durable) , et de son coordinateur, Yves Dossou.

   

    Nous avions suivi le combat mené par la SADD depuis 2003  en dialogue avec les services de l’État pour que le code du travail s’applique aux apprentis, largement exploités par leurs employeurs, souvent des artisans. Des avancées récentes donnent l’espoir d’une amélioration du sort de ces jeunes travailleurs.

Le SADD est  aussi engagé dans d’autres combats de longue haleine, dont deux sont emblématiques.

Dans la Zone Franche de Lomé, les employeurs invoquaient l’apport économique qu’ils représentent pour l’Etat pour justifier l’absence de contrat de travail signés avec leurs salariés, ouvrant la porte à tous les abus en terme de salaire, droits sociaux, et conditions de travail. La mobilisation orchestrée par le SADD a finalement fait aboutir la révision de la loi sur la Zone Franche, étendant la validité du Code du Travail à tout le pays.

L’enseignement privé constitue un autre terrain d’action. Ce secteur est très développé (55% des élèves, 80% à Lomé) suite aux plans d’ajustement structurels imposés par les institutions financières, et aux carences de l’Etat. De nombreux entrepreneurs ont occupé ce terrain en privilégiant leurs profits, au détriment des droits des enseignants. En fédérant les syndicats, dont un nouveau créé suite à des formations dispensées par le SADD, une convention collective a pu être élaborée et le Smig commence à être appliqué à ce secteur.

 

Formation et Dialogue

    Deux des leviers utilisés par le SADD dans ces actions sont la formation et le dialogue. Pour la première, de nombreuses sessions dispensées aux travailleurs leur ont ouvert les yeux sur leurs droits économiques et sociaux. Quant au dialogue, les forums sociaux, organisés par le SADD depuis 2005, ont permis à tous les partenaires sociaux face aux services de l’Etat de mettre sur la table les problèmes quotidiens des Togolais, préalable nécessaire à diverses avancées.                                                                                   

B.Ollion

 

 

      Depuis l’effort de la SADD ne s’est pas ralenti et Yves Dossou nous écrit :

     « J’étais très pris par les préparatifs du 1er Forum Social des artisans sur le thème : “ Les artisans du Togo face aux risques sociaux : quelle dynamique pour une protection sociale efficace et efficiente ? “. Cette initiative de SADD va marquer  le début de la protection sociale des travailleurs/euses du secteur de l’économie informelle au Togo (allocations  familiales, couverture des accidents de travail, congés de maternité, pensions vieillesse, veuvage, assurance maladie etc.),  un défi de taille qui va surprendre adversaires et partenaires, ennemies et amis.

Tribune

La tribune

    «  Je puis vous affirmer que ni les maladies, ni les coups bas, ni les calomnies ne m’ont jamais égaré du chemin que j’ai choisi, celui de la libération des exploités, des opprimés et des sans voix pour créer les con Partner SADD ditions d’une véritable restauration sociale, synonyme de victoire sur l’injustice sociale et l’oppression. Les résultats des actions de SADD ont atteint le niveau de non retour et seront gravés de façon  indélébile dans l’histoire des luttes sociales et citoyennes du Togo et de notre continent l’Afrique.

Je ne manquerai pas de vous faire le point très prochainement en mettant en évidence comment les camionnettes partners que nous a fournies UNISAHEL ont été au cœur de ce combat. »

 

 

 

Par UNISAHEL - Publié dans : choses vues - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 19:00

 

   Très attristées de la disparition d’Albert Kaboré, en juin 2009, les personnes en situation de handicap de Koupéla souhaitaient retrouver une activité professionnelle, leur permettant de vivre et de faire vivre leur famille. Leur situation était délicate et UNISAHEL a eu la chance de trouver en la personne d’Appolinaire Yougbaré, quelqu’un qui pouvait les soutenir et gérer les dons que l’association pouvait mettre à leur disposition. Un nouveau groupement d’artisans s’est créé sous le nom de « Wend-Yam ».

 

 

    Lors de notre mission, en juillet 2011, nous l’avons rencontré. Dans leur atelier situé un peu à l’écart de la grande route, sont installés sept métiers à tisser en état de marche, des pièces de tissage sont en cours de fabrication, pagnes principalement. Une partie de l’atelier est réservée  au travail du cuir, les pièces sont assemblées à la main, ou à la machine selon les modèles (trousses d’écolier, sacs, pouf…).  En dehors de quelques commandes directes faites par des particuliers, les différents articles approvisionnent les marchés alentours.

Teinture

 

    UNISAHEL a estimé opportun d’envoyer, un artisan à Koupéla  pour les accompagner dans leur restructuration, échanger sur les pratiques et la gestion, adapter certains produits à la clientèle européenne et augmenter ainsi leur capacité à générer des revenus. Un accord est conclu avec « Artisans du Monde » et Pascaline, artisan elle-même, gérante du magasin de Versailles, accepte de partir en mission, pour une quinzaine de jours. Rendue à pied d’œuvre, elle renoncera et mettra fin à son séjour - pour raison de santé. Climat et conditions de vie peuvent parfois mettre notre organisme à rude épreuve et ce fut le cas. Il est très regrettable que cette mission n’ait pas pu se faire. Cependant, contact a été pris et nous espérons des échanges à venir pour le passage de commandes par les boutiques du  réseau « Artisans du Monde » Ile-de-France. Malgré cette déception, nous constatons que les artisans ont retrouvé le sourire et le « cœur à l’ouvrage ».  Interrogés sur les apports que nous pourrions leur procurer leur réponse a été claire : « nous aider à trouver de nouveaux marchés ».

 

    La section de rééducation fonctionnelle qui comprend la kinésithérapeute et l’appareilleur de prothèses, continuent à dispenser soins et savoir faire afin de soulager les plus démunis. La kiné a investi dans un hangar que nous avons visité et l’appareilleur dans du petit matériel pour réaliser les prothèses. Quant aux anciens vendeurs en pharmacie communautaire,  ils ne peuvent plus exercer ce commerce, qui répond désormais  à de nouvelles normes d’exploitation. Nous les incitons à se regrouper et ils sont actuellement en démarches pour créer leur propre association et ouvrir un commerce de détail pour les fournitures de couture. Ce commerce pourrait trouver place dans la boutique actuellement louée au centre ville par l’association Wend-Yam. Le partage du loyer serait une bonne chose et l’ouverture quasi permanente de la boutique permettrait également la vente des produits de l’artisanat. 

    La situation des artisans de Koupéla s’est redressée grâce à la ténacité des personnes en charge de ce dossier, mais aussi par du financement pour la remise en état des métiers à tisser, l’achat d’outils et de fournitures, l’aide aux soins de santé, etc. Apport financier qu’UNISAHEL verse au fur et à mesure des besoins. Une nouvelle affectation du véhicule Partner, un temps mis à leur disposition, a permis de dégager les fonds nécessaires à ce nouveau départ. Nous espérons que les personnes, qui se sont regroupées autour d’un projet qu’il soit  social, artisanal ou commercial, parviendront, une fois ce soutien financier épuisé, à trouver un équilibre leur permettant une autonomie de gestion 

 

    Citons pour les remercier les principaux intervenants qui ont œuvré, depuis deux ans, pour le rétablissement des  activités au profit des artisans de Koupéla. Grâce à  leurs actions et à leur soutien, la confiance et l’espoir ont  désormais pris le pas sur les difficultés passées :

Elise Beurel, étudiante, qui a effectué un important travail de mise en relations ;

Appolinaire Yougbaré, conseiller pédagogique, médiateur ;

Jean-Baptiste Konkobo, secrétaire général du Lycée Saint Philippe de Koupéla, conseiller.

Madeleine Avrain

 

 

sac fauve- copie sacs

 

 

 

 

 

 

  pouf

 

Pouf

 

 

nappes

Nappes

Par UNISAHEL - Publié dans : Missions - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 21:32

 

 

Femme case Le Burkina est calme, mais la saison des pluies a été désastreuse, causant un grand souci pour la sécurité alimentaire, notamment dans le Sahel - pour l'année 2012.


L'AMURT nous écrit :

Ici  à Déou, dans le Sahel, les activités vont bon train et le programme est  chargé :

- nous commençons une banque de céréales pour prévenir les difficultés d'approvisionnement en petit mil et sorgho pour 2012 ;

- le projet du Bouli (retenue d'eau) a finalement trouvé un financement et les travaux commenceront en janvier ;

- je suis en train d'effectuer une enquête pour mesurer les impacts de notre programme "maternité à moindre risque". A la suite de ce rapport les activités devraient prendre de l'ampleur, puisque ce sera un bon  outil pour solliciter d'autres partenaires ;

- j'ai commencé un nouveau projet de cueillette de Balanites (ou "figues du désert") pour permettre aux femmes de gagner un petit revenu pendant la saison sèche. AMURT collectera les récoltes et les transportera dans une usine à Ouaga où ces Balanites seront transformées en huile.

- nous commençons un programme d'un mois et demi de camps médicaux avec un infirmier Ghanéen et une infirmière Canadienne pour travailler avec nous. Ce sera leur second séjour et nous seron basés dans le Sahel ainsi qu'à Bissiri. Ils apportent avec eux un grand stock de médicaments.

Pierre Charron

 

 

Une bonne nouvelle, le 4x4 qu’espère l’AMURT pourra être financé d’ici la fin de l’année. Nos amis cherchent, sur place, une bonne occasion.

 

Par UNISAHEL - Publié dans : choses vues - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 21:01

 ambulance Beleko

 

 

   En mai dernier, les recommandations du  gouvernement français relativement aux voyages vers le Mali étaient toujours  très négatives. Ceci nous a amené à choisir l’option de faire acheter sur place l’ambulance destinée au Centre de Santé Communautaire (CSCOM) de Beleko (région de Ségou). Notre Lettre d’Octobre 2010  rappelait l’enjeu vital des évacuations sanitaires en particulier pour les naissances à risque, liées au faible suivi prénatal.

   L’équipe de Beleko a donc sélectionné et acheté à Bamako un solide Toyota LJ65 Landcruiser d’occasion, qui a reçu un équipement médical de fabrication locale : civière, siège accompagnateur… Un chauffeur vacataire a été recruté par le CSCOM, et un barème d’intervention a été mis au point, en prenant en compte des provisions financières réalistes pour l’entretien du véhicule. Rappelons que les évacuations des femmes en couche sont prises en charge par le gouvernement au titre d’un programme national de lutte contre la mortalité maternelle et infantile.

   Notre prochaine mission vers le Mali n’étant pas programmée à court terme, UNISAHEL n’a évidemment pas souhaité une remise officielle qui aurait retardé la mise à disposition de la population de cette ambulance. Elle est donc en service depuis le mois de juillet.

 

Juste à temps

   La desserte du secteur de Beleko était jusqu’ici assurée par l’ambulance de l’hôpital de référence de Fana, distant de 75 km  Cette ambulance qui desservait aussi tous les secteurs environnant Fana vient justement de tomber en panne. Il a été nécessaire de commander une pièce à l’étranger pour la réparation, causant une immobilisation du véhicule pendant plusieurs semaines. C’est donc la nouvelle ambulance de Beleko qui a desservi toute la zone de Fana pendant cette période. Sans cette disponibilité, la capacité d’évacuation sanitaire dans cette région aurait été très compromise. Ceci illustre bien la précarité qui continue à prévaloir dans ce pays comme dans d’autres pour la santé et de la vie de beaucoup de personnes vulnérables, en particulier les femmes et les jeunes enfants.

                                                                                                Bernard Ollion 


 

Par UNISAHEL - Publié dans : Missions - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 20:41

Phot 1 Lancer
     Le 29 juillet nous assistons aux Olympiades organisées par l’association Dunia-la-vie,  au stade municipal de Ouagadougou : une foule de jeunes rivalisent, partagés entre gaieté et effort ! Le lendemain, nous nous rendons dans la commune de Boulmiougou, quartier périphérique de  Ouagadougou, pour assister à la pose de la première pierre de la MJCA (Maison des jeunes des cultures et des associations) de l’association Dunia-la-vie Burkina. Les enfants et les familles sont déjà là, en nombre, attentifs à l’arrivée des personnalités locales, des amis, des auteurs et acteurs du projet. C’est un genre de ballet entre adultes, dont on ne sait s’il s’agit d’un spectacle, d’une fête ou d’un meeting politique. Ce sera un peu de tout cela à la fois. Sous une toile des sièges sont disposés en guise de tribune. Sur le terrain le décor est planté, au centre : un grand tableau avec les plans des bâtiments de la future MJCA, sur les côtés de part et d’autre, le matériel de sonorisation (qui se montrera capricieux comme souvent en ces circonstances) et les instruments de musique : balafons et tambours, enfin les coulisses improvisées des danseurs, gymnastes et bateleurs.  

    Tout le monde est en place, la présence des chefs coutumiers ajoute à la solennité du moment. Les visages sont attentifs, mais radieux, que va-t’il se passer ? les voix s’abaissent  pour laisser place aux discours. Il y en aura plusieurs, dont celui, attendu, de l’instigatrice du projet Yasmina Badolo, responsable de la MJCA, entourée de son équipe. Chaque orateur exprimera son combat, ses attentes et ce moment porteur d’espoir. On évoquera les collaborations, rencontres, et stratégies déployées  jusqu’à ce jour de pose de la première pierre. Mais paradoxalement, c’est ici et maintenant que tout commence, et il faut que les différents acteurs du projet, publics et privés, à tous les niveaux de responsabilité, continuent à travailler ensemble, recherchent des financements pour la réalisation de ce futur lieu de vie et de convergence des savoirs. Les interventions seront entrecoupées dedémonstrations variées effectuées par les enfants et les adolescents, dont on imagine le patient travail de répétition. Les ensembles sont coordonnés, scénettes, danse, pyramide gymnique et jongleurs égayeront la matinée et nous feront oublier la chaleur.

Pose 1ère pierre

    Nous assistons à la pose effective de la première pierre, qui délimite le terrain de 23 000 m2 concédé par la ville de Boulmiougou à l’association Dunia. Pas de dépense superflue pour ce rituel mais seulement place aux échanges et à la bonne humeur. La dispersion s’effectuera en musique après une matinée pleine d’espoir.

     Ce projet, à la fois raisonnable et ambitieux culturellement, s’inscrit dans la continuité de l’action déployée par l’association Dunia depuis dix ans. Conçu comme un véritable lieu de vie, les plans font apparaître trois zones principales comprenant bâtiments et paillottes, aires aménagées non couvertes,  dont la  réalisation sera progressive. On distingue :

-                une zone d’activités sociales et culturelles,

-                une zone associative et d’échange de savoir-faire,

-                une zone générale,  régie des installations, voierie et réseaux divers.

    En collaboration avec le bureau de l’association Dunia, un comité de pilotage a été désigné et chargé de suivre l’ensemble des opérations. Les Ministères de la culture et de l’éducation burkinabé soutiennent ce projet, qui représente un équipement socio-éducatif au bénéfice des enfants et de leurs familles dans un quartier dépourvu de tout équipement de ce type.

     UNISAHEL qui a pu apprécier l’ambition culturelle et l’efficacité de la gestion de l’association Dunia, inscrira son action dans ce projet en participant notamment au financement de l’aménagement intérieur et à l’équipement documentaire de sa future bibliothèque-centre de ressources. 

                                                                                Madeleine Avrain

 

Par UNISAHEL - Publié dans : Missions - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
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