Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 22:03

Dans le monde, les filles représentent 70% des 130 millions de jeunes qui ne vont pas à l'école, et elles sont confrontées à la pauvreté, à la discrimination, à de multiples formes de violence et d'exploitation.  

Au cours de nos missions au Burkina Faso, nous avons pu nous rendre compte du faible nombre d’enfants ayant accès à l’école : moins de 50% dans le monde rural – et parmi eux une majorité de garçons. L’enquête nationale, réalisée en 2006 sur la population (de 7 ans et plus) fait apparaître un de taux de 85% de femmes n’ayant jamais fréquenté l’école. Les autorités du Burkina se préoccupent de cette situation et conduisent des opérations de développement. Mais  les progrès de l’égalité des chances pour l’accès à l’enseignement primaire sont très lents : en  2001 on comptait quatre filles scolarisées pour six garçons ; en 2011, 9 filles pour 11 garçons. Et moins de 5% des filles du milieu rural accèdent au lycée. Cela va mieux dans les villes … où ne vit que 20% de la population.

Et si on se penche sur les résultats  aux examens, sur les redoublements ou les abandons en cours d’un cycle scolaire, la situation est pire ! Fodé M. SIDIBE, un des quatre consultants ayant eu la charge de mener, en 2009, l’étude « Éducation et culture » commanditée par le Centre international pour l’éducation des femmes et des filles en Afrique/UNESCO, l’explique : « le plus souvent dans nos pays, lorsque la fille revient de l’école, elle assiste sa mère pour accomplir les tâches ménagères. C’est ainsi que puiser l’eau, laver les plats, moudre le mil, préparer le repas constitueront le quotidien d’une jeune fille même scolarisée ».

Pogbi**-copie-1

L’association Pogbi

            Pogbi veut dire « petite femme » en langue moré. Cette association, créée en 1995, a pour objectif de « soutenir la scolarisation des filles de milieu rural du Burkina Faso et de créer pour elles un environnement de vie et d’études favorable ». Elle intervient principalement dans la commune de Dapélogo (dont Guiè fait partie). Son action a deux versants : d’une part un réseau de parrainages scolaires  (152 filleules parrainées actuellement : 87 à l’école primaire, 53 au collège, 5 au lycée, 3 dans l’enseignement technique et 1 à l’université), et d’autre part la gestion d’un foyer qui héberge à Dapélogo les collégiennes et leur offre les meilleures conditions d’étude. Un important travail de relations avec les enseignants et les familles est confié au responsable local de cette association et justifierait l’attribution d’un véhicule utilitaire.

(Cf. www.pogbi.org)

Le foyer

Le foyer compte 56 places, réparties dans 7 bâtiments. Chacun  dispose d'une salle de travail, d'un préau, d'un logement pour la surveillante et de sanitaires. Ont été mis en place une cantine collective et un éclairage solaire. Les travaux d'extension achevés à la rentrée 2010 ont ajouté au foyer, outre le 7e dortoir, deux grandes salles de formation/réunion, un bureau pour le responsable local de l'association, ainsi que 2 cases de passage pour accueillir les visiteurs. Ils ont permis la création d’une bibliothèque riche de 2000 ouvrages : des dons soigneusement triés, et plus de 500 ouvrages africains achetés par l’Association. Elle est ouverte à tous les scolaires de la commune.

Pogbi Au potage

L’aménagement en 2009, dans l’enceinte du foyer, d’un potager puis d’un poulailler, entretenus par les collégiennes, permet d’améliorer les repas de la cantine. Et la vente du surplus des produits récoltés constitue une source de revenus pour le foyer .

 

Par UNISAHEL - Publié dans : choses vues - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
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Vendredi 2 mars 2012 5 02 /03 /Mars /2012 16:44


 

     L’AMURT a pu, grâce au financement que nous lui avons fait parvenir, se doter d’une Toyota Hi-lux, l’indispensable 4x4 pour se rendre et se déplacer dans la province du Sahel, à l’extrême nord du Burkina Faso, là où il faut parcourir des pistes chaotiques, voire inexistantes, pour rejoindre les différents villages peuls ou bellas soutenus.                          Le responsable nous écrit : « je reviens ju Hilux AMURT ste d’une visite à Déou. Ce fut le premier voyage avec la nouvelle voiture. Un nouveau monde ! Plus de casse, plus de secousses à vous déboiter le dos et un trajet en toute sécurité ! ». Et un fixe-au-toit lourdement chargé : tout le matériel nécessaire aux clôtures des nouveaux périmètres agricoles.


La Yoyota Hilux

 

      L’AMURT est la seule association à intervenir dans cette région. Pour son travail en faveur des femmes enceintes et des jeunes mères, elle a reçu de chaleureuses félicitations des autorités locales de santé : dans les 33 villages où elle intervient (population de près de 30 000 habitants), 100% des femmes enceintes avaient bénéficié des consultations prénatales.


Charrette-ambulance malade  

     Et si une charette tirée par un âne reste généralement le seul moyen de transport à la disposition des parturientes pour se rendre dans un centre de santé, le niveau sanitaire des villagesois progresse.

     En effet l’AMURT assure la formation des  « accompagnatrices villageoises » et organis camp sanitaire e des camps médicaux où les villageois viennent consulter et reçevoir des soins et des conseils appropriés. Le dernier, organisé grâce à la presence d’une infirmière canadienne a reçu près de 700 malades dans des zones qui ne sont pas couvertes par les services de santé Burkinabé.  Ce  programme se reproduit chaque année.

       

   L’AMURT suit aussi le développement d’une agriculture locale et a rénové le  Bouli (mare de retenue des eaux de pluie) de Déhou.

Le responsable nous écrit  " Nous avons déblayé plus de 5000 m3 de terre et un potentiel de 14000 m3 d'eau à stocker est là. Les jardins commenceront dès le début de la saison de pluies."


 

merci Unisahel

 

   

Signalons qu’UNISAHEL a bénéficié, pour le financement du 4x4, d’une contribution d’ « Échanges et Partage » (l’association de solidarité des salariés et des retraités du groupe Société Générale) - à hauteur de 5000 €.

 

Par UNISAHEL - Publié dans : choses vues - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 21:08

arbre en fleurs

 

    Pour vous présenter tous ses voeux pour 2012,

UNISAHEL a choisi  cette photo, prise en février, au Burkina Faso.

Et un proverbe africain qu'elle illustre :

     " Si la branche veut des fleurs, qu'elle honore ses racines "

 

 

Les racines d'UNISAHEL, c'est tous ses donateurs fidèles ! Grâce à ces dons, nous espérons bientôt doter l'AMURT d'un 4x4 qui lui permettra d'aller à soutenir les populations déshéritées de la province du Sahel, tant dans le domaine de la santé que dans celui de l'accès à l'eau. Nous espérons aussi apporter aux enfants des quartiers périphériques de Ouagadougou, un centre documentaire, outil d'accès au savoir, au savoir être et au savoir faire.

 


Par UNISAHEL - Publié dans : Objectifs
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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 10:43

 

    Un reportage publié dans le magazine « Faim et Développement » d’octobre 2011 nous donne des nouvelles d’un partenaire d’UNISAHEL au Togo , le SADD (Solidarité et Action pour le développement Durable) , et de son coordinateur, Yves Dossou.

   

    Nous avions suivi le combat mené par la SADD depuis 2003  en dialogue avec les services de l’État pour que le code du travail s’applique aux apprentis, largement exploités par leurs employeurs, souvent des artisans. Des avancées récentes donnent l’espoir d’une amélioration du sort de ces jeunes travailleurs.

Le SADD est  aussi engagé dans d’autres combats de longue haleine, dont deux sont emblématiques.

Dans la Zone Franche de Lomé, les employeurs invoquaient l’apport économique qu’ils représentent pour l’Etat pour justifier l’absence de contrat de travail signés avec leurs salariés, ouvrant la porte à tous les abus en terme de salaire, droits sociaux, et conditions de travail. La mobilisation orchestrée par le SADD a finalement fait aboutir la révision de la loi sur la Zone Franche, étendant la validité du Code du Travail à tout le pays.

L’enseignement privé constitue un autre terrain d’action. Ce secteur est très développé (55% des élèves, 80% à Lomé) suite aux plans d’ajustement structurels imposés par les institutions financières, et aux carences de l’Etat. De nombreux entrepreneurs ont occupé ce terrain en privilégiant leurs profits, au détriment des droits des enseignants. En fédérant les syndicats, dont un nouveau créé suite à des formations dispensées par le SADD, une convention collective a pu être élaborée et le Smig commence à être appliqué à ce secteur.

 

Formation et Dialogue

    Deux des leviers utilisés par le SADD dans ces actions sont la formation et le dialogue. Pour la première, de nombreuses sessions dispensées aux travailleurs leur ont ouvert les yeux sur leurs droits économiques et sociaux. Quant au dialogue, les forums sociaux, organisés par le SADD depuis 2005, ont permis à tous les partenaires sociaux face aux services de l’Etat de mettre sur la table les problèmes quotidiens des Togolais, préalable nécessaire à diverses avancées.                                                                                   

B.Ollion

 

 

      Depuis l’effort de la SADD ne s’est pas ralenti et Yves Dossou nous écrit :

     « J’étais très pris par les préparatifs du 1er Forum Social des artisans sur le thème : “ Les artisans du Togo face aux risques sociaux : quelle dynamique pour une protection sociale efficace et efficiente ? “. Cette initiative de SADD va marquer  le début de la protection sociale des travailleurs/euses du secteur de l’économie informelle au Togo (allocations  familiales, couverture des accidents de travail, congés de maternité, pensions vieillesse, veuvage, assurance maladie etc.),  un défi de taille qui va surprendre adversaires et partenaires, ennemies et amis.

Tribune

La tribune

    «  Je puis vous affirmer que ni les maladies, ni les coups bas, ni les calomnies ne m’ont jamais égaré du chemin que j’ai choisi, celui de la libération des exploités, des opprimés et des sans voix pour créer les con Partner SADD ditions d’une véritable restauration sociale, synonyme de victoire sur l’injustice sociale et l’oppression. Les résultats des actions de SADD ont atteint le niveau de non retour et seront gravés de façon  indélébile dans l’histoire des luttes sociales et citoyennes du Togo et de notre continent l’Afrique.

Je ne manquerai pas de vous faire le point très prochainement en mettant en évidence comment les camionnettes partners que nous a fournies UNISAHEL ont été au cœur de ce combat. »

 

 

 

Par UNISAHEL - Publié dans : choses vues - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 19:00

 

   Très attristées de la disparition d’Albert Kaboré, en juin 2009, les personnes en situation de handicap de Koupéla souhaitaient retrouver une activité professionnelle, leur permettant de vivre et de faire vivre leur famille. Leur situation était délicate et UNISAHEL a eu la chance de trouver en la personne d’Appolinaire Yougbaré, quelqu’un qui pouvait les soutenir et gérer les dons que l’association pouvait mettre à leur disposition. Un nouveau groupement d’artisans s’est créé sous le nom de « Wend-Yam ».

 

 

    Lors de notre mission, en juillet 2011, nous l’avons rencontré. Dans leur atelier situé un peu à l’écart de la grande route, sont installés sept métiers à tisser en état de marche, des pièces de tissage sont en cours de fabrication, pagnes principalement. Une partie de l’atelier est réservée  au travail du cuir, les pièces sont assemblées à la main, ou à la machine selon les modèles (trousses d’écolier, sacs, pouf…).  En dehors de quelques commandes directes faites par des particuliers, les différents articles approvisionnent les marchés alentours.

Teinture

 

    UNISAHEL a estimé opportun d’envoyer, un artisan à Koupéla  pour les accompagner dans leur restructuration, échanger sur les pratiques et la gestion, adapter certains produits à la clientèle européenne et augmenter ainsi leur capacité à générer des revenus. Un accord est conclu avec « Artisans du Monde » et Pascaline, artisan elle-même, gérante du magasin de Versailles, accepte de partir en mission, pour une quinzaine de jours. Rendue à pied d’œuvre, elle renoncera et mettra fin à son séjour - pour raison de santé. Climat et conditions de vie peuvent parfois mettre notre organisme à rude épreuve et ce fut le cas. Il est très regrettable que cette mission n’ait pas pu se faire. Cependant, contact a été pris et nous espérons des échanges à venir pour le passage de commandes par les boutiques du  réseau « Artisans du Monde » Ile-de-France. Malgré cette déception, nous constatons que les artisans ont retrouvé le sourire et le « cœur à l’ouvrage ».  Interrogés sur les apports que nous pourrions leur procurer leur réponse a été claire : « nous aider à trouver de nouveaux marchés ».

 

    La section de rééducation fonctionnelle qui comprend la kinésithérapeute et l’appareilleur de prothèses, continuent à dispenser soins et savoir faire afin de soulager les plus démunis. La kiné a investi dans un hangar que nous avons visité et l’appareilleur dans du petit matériel pour réaliser les prothèses. Quant aux anciens vendeurs en pharmacie communautaire,  ils ne peuvent plus exercer ce commerce, qui répond désormais  à de nouvelles normes d’exploitation. Nous les incitons à se regrouper et ils sont actuellement en démarches pour créer leur propre association et ouvrir un commerce de détail pour les fournitures de couture. Ce commerce pourrait trouver place dans la boutique actuellement louée au centre ville par l’association Wend-Yam. Le partage du loyer serait une bonne chose et l’ouverture quasi permanente de la boutique permettrait également la vente des produits de l’artisanat. 

    La situation des artisans de Koupéla s’est redressée grâce à la ténacité des personnes en charge de ce dossier, mais aussi par du financement pour la remise en état des métiers à tisser, l’achat d’outils et de fournitures, l’aide aux soins de santé, etc. Apport financier qu’UNISAHEL verse au fur et à mesure des besoins. Une nouvelle affectation du véhicule Partner, un temps mis à leur disposition, a permis de dégager les fonds nécessaires à ce nouveau départ. Nous espérons que les personnes, qui se sont regroupées autour d’un projet qu’il soit  social, artisanal ou commercial, parviendront, une fois ce soutien financier épuisé, à trouver un équilibre leur permettant une autonomie de gestion 

 

    Citons pour les remercier les principaux intervenants qui ont œuvré, depuis deux ans, pour le rétablissement des  activités au profit des artisans de Koupéla. Grâce à  leurs actions et à leur soutien, la confiance et l’espoir ont  désormais pris le pas sur les difficultés passées :

Elise Beurel, étudiante, qui a effectué un important travail de mise en relations ;

Appolinaire Yougbaré, conseiller pédagogique, médiateur ;

Jean-Baptiste Konkobo, secrétaire général du Lycée Saint Philippe de Koupéla, conseiller.

Madeleine Avrain

 

 

sac fauve- copie sacs

 

 

 

 

 

 

  pouf

 

Pouf

 

 

nappes

Nappes

Par UNISAHEL - Publié dans : Missions - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 21:32

 

 

Femme case Le Burkina est calme, mais la saison des pluies a été désastreuse, causant un grand souci pour la sécurité alimentaire, notamment dans le Sahel - pour l'année 2012.


L'AMURT nous écrit :

Ici  à Déou, dans le Sahel, les activités vont bon train et le programme est  chargé :

- nous commençons une banque de céréales pour prévenir les difficultés d'approvisionnement en petit mil et sorgho pour 2012 ;

- le projet du Bouli (retenue d'eau) a finalement trouvé un financement et les travaux commenceront en janvier ;

- je suis en train d'effectuer une enquête pour mesurer les impacts de notre programme "maternité à moindre risque". A la suite de ce rapport les activités devraient prendre de l'ampleur, puisque ce sera un bon  outil pour solliciter d'autres partenaires ;

- j'ai commencé un nouveau projet de cueillette de Balanites (ou "figues du désert") pour permettre aux femmes de gagner un petit revenu pendant la saison sèche. AMURT collectera les récoltes et les transportera dans une usine à Ouaga où ces Balanites seront transformées en huile.

- nous commençons un programme d'un mois et demi de camps médicaux avec un infirmier Ghanéen et une infirmière Canadienne pour travailler avec nous. Ce sera leur second séjour et nous seron basés dans le Sahel ainsi qu'à Bissiri. Ils apportent avec eux un grand stock de médicaments.

Pierre Charron

 

 

Une bonne nouvelle, le 4x4 qu’espère l’AMURT pourra être financé d’ici la fin de l’année. Nos amis cherchent, sur place, une bonne occasion.

 

Par UNISAHEL - Publié dans : choses vues - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
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